Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Séisme au Japon - Perspective canadienne : Foire aux questions (Mise à jour le 24 mars 2011)

Combustible nucléaire usé

Préparation aux situations d’urgence

Conséquences sur la santé des Canadiens Mis à jour

Le rayonnement

Sûreté des centrales nucléaires canadiennes

Rôles et responsabilités

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Combustible nucléaire usé

Qu’est-ce que le combustible nucléaire usé?

On appelle combustible nucléaire usé (ou épuisé) les grappes de combustible irradié qui sont retirées des réacteurs nucléaires commerciaux, des réacteurs nucléaires prototypes ou des réacteurs nucléaires de recherche. Le combustible se compose de pastilles d’uranium céramique renfermées dans des tubes métalliques (en zircaloy) soudés les uns aux autres et formant ainsi une grappe de combustible. Trois sociétés nucléaires provinciales (Ontario Power Generation, Hydro-Québec et Énergie Nouveau-Brunswick) détiennent environ 98 % de la propriété du combustible nucléaire usé au Canada, et Énergie atomique du Canada limitée détient les 2 % restants. Le combustible usé inclut également les déchets de combustible des réacteurs de recherche qui ne se présentent pas sous la forme d’une grappe de combustible du réacteur CANDU.

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Le combustible nucléaire usé au Canada est-il stocké différemment du combustible usé au Japon?

Les réacteurs à eau bouillante japonais stockent le combustible usé dans des piscines qui sont situées à l’intérieur du bâtiment-réacteur.

Les installations canadiennes stockent le combustible usé à l’extérieur du bâtiment-réacteur.

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Comment le combustible usé est-il stocké au Canada?

Au Canada, après que le combustible nucléaire ait été utilisé (ou usé/épuisé) et qu’il ne dispose plus d’assez d’énergie pour générer de l’électricité, il est retiré du réacteur et transféré dans des installations de stockage temporaire, qui sont sûres, sécuritaires et respectueuses de l’environnement.

Le stockage temporaire du combustible usé d’une centrale nucléaire s’effectue habituellement en deux étapes : le stockage sous eau, et le stockage à sec.

Les installations de stockage sous eau consistent en des structures renforcées et étanches qui sont complètement séparées du réacteur, et qui permettent au combustible de se refroidir dans un endroit blindé et sécuritaire. Au cours de l’étape initiale de stockage sous eau, les grappes de combustible nucléaire usé sont retirées du réacteur et stockées sous l’eau dans des bassins ou piscines. L’eau offre ainsi une protection contre le rayonnement et permet aussi de refroidir le combustible nucléaire usé, qui perd rapidement sa capacité à générer de la chaleur. Après environ une journée de stockage sous eau, le combustible nucléaire usé génère moins de 1 % de la chaleur qu’il produisait lorsqu’il a été retiré du réacteur. La diminution de la chaleur se poursuit avec le temps. Les piscines utilisées pour stocker le combustible nucléaire usé sont conçues de façon à accueillir tout le combustible usé produit par les réacteurs d’une centrale de manière sécuritaire. Elles sont de la dimension d’une piscine olympique et d’environ 10 mètres de profondeur.

Après 6 à 10 ans en stockage sous eau, le combustible nucléaire usé peut être transféré de façon sécuritaire à l’installation de stockage à sec. Le stockage à sec s’effectue dans des silos ou conteneurs en béton.

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Les installations de stockage sous eau sont-elles sécuritaires?

Oui. Les piscines de stockage sous eau au Canada sont des structures en béton robustes conçues de façon à résister à des forces extrêmes. Les piscines de stockage du combustible usé canadiennes disposent de plusieurs systèmes de sûreté conçus afin de satisfaire aux exigences relatives au refroidissement.

Les systèmes de secours comprennent :

  • des pompes fonctionnant au moyen d’une alimentation de secours
  • des sources d’alimentation électrique redondantes
  • des types redondants de sources d’alimentation électrique (p. ex. des génératrices au diesel, des turbines à gaz, des batteries, et des moteurs à vapeur)
  • des systèmes redondants de lutte contre l’incendie
  • des équipes d’urgence hors-site

Ces systèmes de secours sont conçus pour prévenir et contrôler les accidents et ainsi protéger les travailleurs et le public.

La criticité (une réaction nucléaire en chaîne accidentelle dangereuse) ne peut survenir spontanément dans les piscines de stockage du combustible usé au Canada — contrairement aux piscines des réacteurs à eau bouillante et des réacteurs à eau lourde sous pression

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Existe-t-il d’autres façons de stocker notre combustible usé?

Tout le combustible usé au Canada est actuellement stocké dans des installations de stockage temporaire, qui sont sûres, sécuritaires et respectueuses de l’environnement. Il n’existe encore aucune installation de gestion à long terme qui soit en exploitation dans le monde, quoique certaines soient en cours d’élaboration. Au Canada, la Société de gestion des déchets nucléaires étudie des solutions pour la gestion à long terme du combustible nucléaire usé.

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Préparation aux situations d’urgence

Les centrales nucléaires du Canada sont-elles prêtes à faire face à une situation d’urgence?

Oui. Pour être autorisées au Canada, les centrales nucléaires doivent satisfaire à la réglementation de la CCSN et disposer de plans d’intervention d’urgence exhaustifs. Tous les exploitants de centrales nucléaires au Canada ont en place des mesures d’urgence bien établies et rodées qui incluent l’arrêt d’urgence des réacteurs et la lutte contre les incendies. Ces installations sont inspectées régulièrement par le personnel de la CCSN et testées au moyen de manœuvres simulées qui sont évaluées par des équipes de la CCSN.

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Quelles sont les composantes d’un plan d’intervention d’urgence?

Un plan d’intervention d’urgence inclut habituellement :

  • une description du plan et des mesures d’urgence
  • une description de la formation, des manœuvres, et des exercices en matière d’urgence
  • la sélection du personnel et la qualification de celui-ci
  • les installations et l’équipement d’urgence
  • un programme d’éducation publique

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Les plans d’intervention d’urgence sont-ils mis à l’épreuve?

Oui. Des exercices sont menés régulièrement afin de simuler des situations d’urgence et de mettre à l’épreuve l’efficacité du plan d’intervention d’urgence. Ces exercices rassemblent habituellement un grand nombre de participants, sur le site et hors site, notamment des autorités régionales, provinciales et fédérales.

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Qui coordonne la réponse lors d’une situation d’urgence?

Les exploitants de centrales nucléaires ont la responsabilité de mettre en œuvre leur plan d’intervention d’urgence et d’assurer la gestion de la situation se déroulant sur leur site.

À l’extérieur du site d’une centrale nucléaire, ce sont les gouvernements provinciaux et territoriaux qui ont la responsabilité principale de protéger la santé et la sécurité de la population, et de protéger l’environnement, à l’intérieur de leurs territoires respectifs.

Le gouvernement fédéral a la responsabilité d’appuyer les provinces et les territoires dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur réponse, et de coordonner la réponse nationale aux urgences nucléaires par le truchement du Plan fédéral d’intervention d’urgence, et du Plan fédéral en cas d’urgence nucléaire.

Le rôle de la Commission canadienne de sûreté nucléaire consiste à surveiller les mesures prises par les exploitants, à évaluer l’importance d’un événement pour la sûreté, et à diffuser l’information aux parties intéressées provinciales et fédérales.

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Conséquences sur la santé des Canadiens

Le rayonnement résultant des événements au Japon pose-t-il un risque pour la santé des Canadiens?

Selon l’information actuellement disponible, le rayonnement résultant des événements au Japon ne pose aucun risque pour la santé des Canadiens.

Santé Canada mène des activités régulières de surveillance et de contrôle du rayonnement dans l’ensemble du Canada. Des capteurs fixes de rayonnement, situés sur la côte Ouest du Canada, ont détecté des traces de certains isotopes correspondant aux rejets provenant du Japon. L’augmentation réelle du niveau de rayonnement se chiffrait à 0,0005 µSv, une quantité si minime qu’elle est extrêmement difficile à mesurer par rapport au niveau de rayonnement naturel et qu’elle ne pose aucun risque pour la santé. Le niveau de rayonnement naturel au Canada varie en fonction des lieux, mais la moyenne nationale est de 1 800 μSv par année.

La CCSN a accès à ces données et les surveille quotidiennement.

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Les aliments en provenance du Japon posent-ils un risque pour la santé des Canadiens?

Tous les produits alimentaires importés au Canada seront examinés conformément aux protocoles normaux par les ministères fédéraux appropriés. Si des substances radioactives dépassant les limites établies dans le Règlement sur les substances nucléaires et les appareils à rayonnement sont décelées, les aliments seront mis en quarantaine et transférés dans une installation autorisée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire afin d’y être entreposés et éliminés.

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Quelles sont les niveaux limites de rayonnement permis dans les aliments?

Santé Canada a mis en œuvre des seuils d’intervention pour les radionucléides dans les aliments, lesquels peuvent être appliqués durant une urgence nucléaire. Le seuil d’intervention s’applique à des radionucléides précis en fonction du risque qu’ils posent et de la mesure dans laquelle ils dépassent les limites permises.

Le Codex Alimentarius, un organisme scientifique international axé sur les contaminants et les additifs alimentaires, a également recommandé des limites pour certains radionucléides précis dans les aliments, limites qui correspondent aux seuils d’intervention de Santé Canada.

Pour plus d’information sur ces seuils d’intervention, veuillez consulter le site Web de Santé Canada.

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Le rayonnement

Qu’est-ce que le rayonnement?

Le rayonnement est un transfert d’énergie sous forme d’ondes et de faisceaux de particules. Il est présent partout dans notre environnement. Il existe deux catégories de rayonnement – le rayonnement ionisant et le rayonnement non ionisant.

Le rayonnement ionisant désigne le rayonnement de sources naturelles, comme les rayons cosmiques, et le rayonnement de sources artificielles, comme les centrales nucléaires et les appareils à rayons X.

Le rayonnement non ionisant correspond au rayonnement à faible énergie comme les ondes radio, les rayons ultraviolets, les micro-ondes et le rayonnement solaire.

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Comment l’exposition au rayonnement se produit-elle?

Le rayonnement a toujours été présent autour de nous. En fait, nous sommes entourés d’un bain de rayonnement ionisant, provenant à la fois de l’espace (rayonnement cosmique), de la Terre (rayonnement tellurique) et même de notre propre corps.

Les doses attribuables aux sources de rayonnement naturelles varient selon l’emplacement géographique et les habitudes de vie. Les régions de haute altitude reçoivent plus de rayonnement cosmique. Les voyages aériens augmentent également l’exposition au rayonnement cosmique.

L’exposition naturelle provient également du rayonnement tellurique émis par les roches. Ainsi, les régions dont les sols sont riches en uranium reçoivent plus de rayonnement émis par les sols selon l’emplacement géographique et la géologie. Au Canada, la dose annuelle la plus élevée serait, selon les estimations, de l’ordre de 2,3 mSv et concerne les Territoires du Nord-Ouest.

La croûte terrestre contribue également aux niveaux d’exposition auxquels nous sommes soumis. Le radon, provenant de la terre et du sous-sol, est présent dans l’air que nous respirons. Il existe quatre produits de désintégration (ou de filiation) du radon dont la période radioactive est très courte et qui peuvent irradier les poumons en cas d’inhalation. Le radon se disperse naturellement lorsqu’il pénètre dans l’atmosphère depuis les sols.

Enfin, il existe plusieurs sources de rayonnement naturelles qui pénètrent dans nos organismes, que ce soit par les aliments que nous ingérons, l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Le potassium 40 est la principale source d’irradiation interne (exception faite des produits de filiation du radon).

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Qu’est-ce qu’une dose de rayonnement?

Lorsque le rayonnement ionisant pénètre dans le corps humain ou dans la matière, il leur communique de l’énergie. L’énergie absorbée par suite de l’exposition au rayonnement porte le nom de dose.

L’exposition d’une personne au rayonnement provenant de sources naturelles s’élève en moyenne à 2,4 millisieverts (mSv) par année. Un sievert (Sv) est l’unité de la dose efficace de rayonnement. Ce chiffre peut varier de plusieurs centaines de pour cent selon l’emplacement géographique.

Étant donné qu’un sievert représente une grande quantité, les doses de rayonnement sont généralement exprimées en millisievert (mSv) ou en microsievert (µSv), ce qui constitue soit un millième, soit un millionième d’un sievert. Par exemple, une radiographie de la poitrine équivaut à une dose de rayonnement de 0,1 mSv.

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Quelles sont les limites de dose canadiennes?

Au Canada, le Règlement sur la radioprotection de la CCSN fixe les limites de dose (quantité) de rayonnement que peuvent recevoir les membres du public et les travailleurs du secteur nucléaire.

La limite de dose efficace pour le public canadien est de 1 mSv au cours d’une année civile. Les rapports et les contrôles réguliers montrent que les doses efficaces annuelles moyennes auxquelles les membres du public sont exposés dans le cadre des activités réglementées par la CCSN varient entre 0,001 et 0,1 mSv par an.

La limite de dose efficace pour un travailleur du nucléaire est fixée à 50 mSv par an et à 100 mSv pour une période dosimétrique de cinq ans.

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À partir de quelle dose peut-il y avoir des effets sur la santé?

La plupart des personnes ayant présenté des problèmes de santé dans les études en question ont été exposées à des doses relativement élevées (supérieures à 100 mSv) au cours d’une très courte période de temps. C’est ce qu’on appelle l’exposition « aiguë ». Normalement, les travailleurs et les membres du public exposés au rayonnement de l’industrie nucléaire reçoivent des doses beaucoup plus faibles au cours de périodes beaucoup plus longues (exprimées en années plutôt qu’en secondes). On parle alors d’exposition « chronique ». Selon les estimations, les expositions aiguës au rayonnement ont 1,5 à 2 fois plus de probabilités de causer des effets biologiques.

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Sûreté des centrales nucléaires canadiennes

Des dommages peuvent-ils être causés aux centrales nucléaires canadiennes dans le cas d’un séisme?

La CCSN tient à rassurer les Canadiens que les centrales nucléaires situées au Canada disposent des conceptions parmi les plus robustes au monde et également de systèmes de sûreté redondants afin de prévenir les dommages qui pourraient être causés par un séisme.

Toutes les centrales nucléaires canadiennes ont été conçues de façon à résister aux séismes. Les structures qui forment le confinement et les systèmes importants au plan de la sûreté sont « qualifiés sur le plan sismique », c’est-à-dire qu’ils sont conçus et construits, ou remis à neuf, de façon à satisfaire aux normes sismiques. La CCSN a examiné et inspecté ces installations afin de confirmer leur robustesse à l’égard des séismes susceptibles de se produire.

De la même façon, les installations de gestion des déchets sont conçues de façon à résister aux événements sismiques (tel que défini aux termes du Code national du bâtiment).

Tous les exploitants de centrales nucléaires au Canada ont en place des mesures d’urgence bien établies et rodées qui incluent l’arrêt d’urgence des réacteurs et la lutte contre les incendies. Ces installations sont inspectées régulièrement par le personnel de la CCSN et testées au moyen de manœuvres simulées qui sont évaluées par des équipes de la CCSN.

La conception CANDU utilise le concept de défense en profondeur afin d’assurer que des barrières multiples (ou couches de protection) existent pour prévenir les événements indésirables ou, dans le cas d’un séisme ou de tout autre type d’urgence, en atténuer les conséquences.

Les types de barrières sont les suivants : barrières physiques (conduites, blindage, bâtiments construits selon les normes afin de contenir des substances nucléaires), systèmes de sûreté (systèmes qui engagent l’arrêt des installations ou de l’équipement de contrôle, systèmes qui confinent la radioactivité, systèmes de refroidissement d’urgence du cœur) et barrières programmatiques (systèmes, processus et procédures de gestion de la qualité), et enfin, les exploitants, qui sont eux-mêmes formés pour les situations de routine et anormales, notamment les urgences, etc.

La CCSN dispose d’inspecteurs sur place, à toutes les centrales nucléaires. Les installations de stockage des déchets sont adjacentes aux centrales nucléaires et peuvent donc faire l’objet d’inspections par le personnel de la CCSN sur place, qui peut ainsi confirmer que les titulaires de permis suivent les procédures.

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De quelle façon les centrales nucléaires canadiennes sont-elles différentes?

Les réacteurs CANDU sont très différents de ceux des centrales nucléaires japonaises, pour diverses raisons. Quoique certaines de ces différences n’aient aucune incidence sur les effets d’un séisme majeur, certaines caractéristiques font du CANDU un réacteur plus résistant à ce type d’événement.

  • D’abord, les centrales nucléaires au Canada sont situées dans des zones où des séismes majeurs sont peu susceptibles de se produire, et où des tsunamis ne peuvent à toutes fins pratiques être déclenchés.

  • Deuxièmement, il existe de nombreuses sources d’alimentation électrique de secours, de conceptions différentes, et physiquement séparées. Cette caractéristique a été examinée et renforcée à la suite de la panne de courant nord-américaine de 2003, donnant ainsi confiance que l’alimentation électrique nécessaire sera disponible pour assurer le fonctionnement de tous les systèmes essentiels, même dans le cas où le réseau électrique serait endommagé par un séisme.

  • Les réacteurs CANDU sont munis de deux systèmes d’arrêt indépendants, pleinement fonctionnels, qui assurent que les réacteurs sont mis en état d’arrêt sûr dans le cas d’un séisme.

  • Les réacteurs CANDU disposent de larges inventaires d’eau (notamment le fluide caloporteur primaire, le refroidissement d’urgence, le modérateur, l’inventaire du générateur de vapeur, et autres) qui pourront être utilisés afin de réduire la chaleur dégagée par le cœur.

Éléments de comparaison entre les réacteurs CANDU canadiens et les réacteurs à eau bouillante japonais

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Quels sont les systèmes d’arrêt d’urgence?

Les réacteurs CANDU disposent de deux systèmes d’arrêt qui doivent satisfaire à des exigences de conception et de fonctionnement strictes et qui sont maintenus de façon à assurer leur très haute fiabilité. Les deux systèmes d’arrêt sont pleinement fonctionnels, c’est-à-dire que chacun d’eux, de lui-même, peut arrêter le fonctionnement en marche et maintenir le réacteur en état d’arrêt sans aide aucune de l’autre système. Ces systèmes sont indépendants, physiquement et opérationnellement, ce qui signifie qu’ils ne sont pas tributaires des mêmes détecteurs ou sources d’alimentation électrique, et que toute défaillance d’un système ne peut affecter l’autre système. Cette caractéristique de conception nous donne l’assurance que les réacteurs CANDU peuvent être effectivement mis en état d’arrêt sûr dans le cas d’une urgence.

Les réacteurs CANDU utilisent également de multiples façons pour refroidir le combustible lorsqu’en état d’arrêt, notamment le circuit caloporteur primaire et le système de refroidissement d’urgence du cœur, tous deux qualifiés au plan sismique.

Éléments de comparaison entre les réacteurs CANDU canadiens et les réacteurs à eau bouillante japonais

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Les centrales nucléaires disposent-elles de génératrices de secours dans l’éventualité où le courant principal serait coupé?

Le personnel de la CCSN confirme que toutes les centrales nucléaires canadiennes sont munies de génératrices de secours. La conception de l’équipement et la disposition de celui-ci varient selon les centrales. Il existe suffisamment de redondance sur les lieux de chaque centrale nucléaire canadienne pour fournir une alimentation électrique de secours fiable.

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Les centrales nucléaires canadiennes sont-elles protégées efficacement contre l’activité sismique?

La conception des centrales nucléaires utilisant le CANDU varie de façon significative, selon qu’il s’agit de réacteurs à eau lourde sous pression ou de réacteurs à eau bouillante. Les centrales nucléaires utilisant le CANDU sont munies de génératrices d’alimentation électrique d’urgence qualifiées au plan sismique. Ces génératrices fournissent l’alimentation nécessaire à l’équipement essentiel au maintien du réacteur dans un état sûr.

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La CCSN dispose-t-elle d’une génératrice de secours sur place?

Oui. L’administration centrale de la CCSN dispose d’une génératrice sur place, de même que d’un emplacement (locaux) de rechange si nécessaire.

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Des problèmes de sûreté existent-ils lorsque l’éventage ou l’aération sont requis?

L’éventage est parfois effectué pour diminuer la pression à l’intérieur du bâtiment de confinement. De cette façon, les rejets peuvent être contrôlés et surveillés. Tout rejet de ce type est planifié et exécuté de façon à réduire au minimum les effets hors site.

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L’activité sismique est-elle prise en compte dans la décision concernant l’emplacement où des installations nucléaires sont construites?

Au Canada, l’aspect géologique de l’emplacement de tous les réacteurs nucléaires est évalué afin d’assurer que ceux-ci soient construits dans un endroit stable au plan sismique.

La technologie nucléaire CANDU est conçue de façon à résister à des séismes d’une magnitude plus élevée que le plus important séisme connu de la région où il est construit. « Résister » signifie que le réacteur dispose de la capacité à s’arrêter automatiquement et à refroidir le cœur sans rejet de rayonnement.

Au plan des exigences d’autorisation, les réacteurs nucléaires doivent être qualifiés pour résister au niveau d’activité sismique qui est prévu pour chaque emplacement individuel d’un réacteur. La qualification sismique est une composante familière en ingénierie civile et mécanique, et les réacteurs nucléaires ne diffèrent pas de toute infrastructure majeure à cet égard. La même robustesse et le même concept de défense en profondeur qui assurent la sûreté et la sécurité d’une centrale nucléaire jouent un rôle primordial en matière de qualification sismique, et fournissent souvent un degré de prudence assurant la poursuite du niveau de protection, même dans le cas des événements les plus improbables.

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Quelles sont les mesures d’urgence en vigueur dans l’éventualité d’un séisme au Canada?

Sécurité publique Canada est le dépositaire chargé du Plan fédéral d’intervention d’urgence et travaille en étroite collaboration avec les organisations de mesures d’urgence provinciales et territoriales afin de promouvoir la préparation aux situations d’urgence. Les régions du Canada les plus susceptibles aux séismes disposent de plans d’intervention d’urgence qui sont particuliers et qui font l’objet de manœuvres simulées de façon régulière. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site : www.publicsafety.gc.ca.

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Les centrales nucléaires canadiennes peuvent-elles résister aux tsunamis?

Au Canada, l’emplacement de tous les réacteurs nucléaires est sélectionné de manière à réduire au minimum les possibilités d’inondation externe. Néanmoins, au titre de l’évaluation des risques externes, on tient compte des conséquences d’une inondation externe dans la conception du réacteur afin d’assurer l’efficacité de tous les systèmes de sûreté nécessaires à l’arrêt automatique et au refroidissement du réacteur.

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Rôles et responsabilités

Comment le Canada surveille t il la situation au Japon?

Le gouvernement du Canada, par l’entremise du Centre des opérations du gouvernement, surveille et évalue la situation aux centrales nucléaires du Japon afin d’évaluer les risques potentiels pour les Canadiens.

Des ministères et organismes fédéraux travaillent de concert et avec d’autres organisations nationales et internationales afin de surveiller la situation au Japon et tout risque potentiel pour la santé et la sécurité des Canadiens :

Santé Canada est l’organisme du gouvernement du Canada responsable d’évaluer les répercussions pour la santé humaine d’une exposition potentielle au rayonnement. Santé Canada surveille actuellement les risques pour la santé que pourraient causer les fuites radioactives potentielles au Japon.

Environnement Canada épaule Santé Canada en effectuant des simulations informatiques hautement spécialisées afin de prévoir les déplacements à long terme du rayonnement présent dans l’air et de déterminer les régions géographiques qui pourraient être affectées par des émissions radioactives.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire a activé son Centre des mesures d’urgence et suit de très près la situation au Japon à la suite des séismes qui s’y sont produits et surveille les dommages potentiels aux centrales nucléaires du Japon. Elle travaille en étroite collaboration avec Affaires étrangères et Commerce international Canada, le Centre international de sûreté sismique de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques, et la Nuclear Regulatory Commission des États‑Unis.

Affaires étrangères et Commerce international Canada surveille la situation au Japon et donne des conseils aux Canadiens qui habitent au Japon ainsi qu’à ceux qui souhaitent s’y rendre.

Sécurité publique Canada coordonne et appuie les efforts des organismes fédéraux afin d’assurer la sécurité des Canadiens.

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