Information de la CCSN concernant le séisme au Japon
Liens Connexes
- Mises à jour de l’AIEA sur le séisme au Japon - Facebook | Twitter | YouTube (en anglais seulement)
- AIEA – Mise à jour du registre des accidents (en anglais seulement)
- Conseils aux voyageurs : Japon (source : site Web du MAECI)
- Pour en savoir plus sur le rayonnement et la santé
- Pour en savoir plus sur les aliments et la sûreté
- Liens connexes additionnels
Situation au Japon
Examen de sûreté de la CCSN
- Rapport du Comité consultatif externe chargé de l’examen de la réponse de la Commission canadienne de sûreté nucléaire à l’accident nucléaire survenu au Japon en 2011

- La CCSN annonce la tenue d'une réunion publique pour faire le point sur les consultations menées à la suite des événements de Fukushima (PDF)
- La CCSN invite le public à formuler des commentaires sur le Plan d’action du personnel de la CCSN concernant les recommandations du Groupe de travail de la CCSN sur Fukushima (Communiqué de presse)
- L'incident nucléaire de Fukushima : les leçons apprises
- La CCSN invite le public à commenter le Rapport du Groupe de travail de la CCSN sur Fukushima et la Réponse de la direction (Communiqué de presse)
- Création d’un Comité consultatif externe pour l’examen des leçons apprises à la suite de l’incident nucléaire de Fukushima
- La CCSN publie les critères du Groupe de travail sur l’examen de la sûreté des centrales nucléaires
- La CCSN annonce la création d’un groupe de travail afin d’examiner les leçons tirées du séisme au Japon
- Requête de la CCSN adressée à toutes les installations nucléaires de catégorie I et les mines et usines de concentration d’uranium du Canada conformément au paragraphe 12(2) du Règlement général sur la sûreté et la réglementation nucléaires
- Requête de la CCSN adressée à toutes les installations nucléaires majeures au Canada conformément au paragraphe 12(2) du Règlement général sur la sûreté et la réglementation nucléaires
Présentations et énoncés
- Présentation donnée par le premier vice-président Ramzi Jammal au Comité consultatif externe
- Lire l’énoncé prononcé par la chef de la délégation canadienne, Karen Ellis, sous-ministre déléguée à Ressources naturelles Canada, lors de la Conférence ministérielle de l’AIEA sur la sûreté nucléaire, le 20 juin 2011 (PDF)
- Lire la présentation donnée par Ramzi Jammal, premier vice-président et chef de la réglementation des opérations, à la Conférence ministérielle 2011 de l’AIEA sur la sûreté nucléaire
- Présentations de la CCSN et de Ressources naturelles Canada au tribunal de la Commission au sujet du séisme au Japon
- Présentation contextuelle de la CCSN à l’intention de la CEC concernant les événements touchant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon – en anglais seulement (PDF) (source : Registre de l’ACEE)
Sûreté des centrales nucléaires canadiennes
- Sûreté des centrales nucléaires au Canada
- Éléments de comparaison entre les réacteurs CANDU canadiens et les réacteurs à eau bouillante japonais
- Activité sismique près des centrales nucléaires majeures au Canada
- Foire aux questions
- Les centrales nucléaires canadiennes sont-elles protégées contre les séismes?
Le rayonnement
- Introduction au rayonnement
- Glossaire sur le nucléaire et le rayonnement
- Qu’est-ce qu’une concentration sûre de radionucléides dans l’air et l’eau?
Dernières mises à jour
Septembre
- Vendredi le 30 septembre 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15h 35 HAE
- Vendredi le 23 septembre 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 45 HAE
- Vendredi le 16 septembre 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 00 HAE
- Vendredi le 9 septembre 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 00 HAE
- Vendredi le 2 septembre 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 45 HAE
Août
- Vendredi le 26 août 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 30 HAE
- Vendredi le 19 août 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15h 20 HAE
- Vendredi le 12 août 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15h 15 HAE
- Vendredi le 5 août 2011 - Mise à jour de la CCSN - 13h 00 HAE
Juillet
- Jeudi le 28 juillet 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16h 40 HAE
- Vendredi le 22 juillet 2011 - Mise à jour de la CCSN - 09h 45 HAE
- Vendredi le 15 juillet 2011 - Mise à jour de la CCSN - 14 h 00 HAE
- Vendredi le 8 juillet 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15 h 20 HAE
Juin
- Vendredi le 30 juin 2011 - Mise à jour de la CCSN - 12 h 00 HAE
- Vendredi le 24 juin 2011 - Mise à jour de la CCSN - 12 h 45 HAE
- Jeudi le 16 juin 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15 h 45 HAE
- Jeudi le 9 juin 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE
- Vendredi le 3 juin 2011 - Mise à jour de la CCSN - 14 h 15 HAE
Mai
- Jeudi le 26 mai 2011 - Mise à jour de la CCSN - 14 h 35 HAE
- Mardi le 17 mai 2011 - Mise à jour de la CCSN - 14 h 45 HAE
- Mercredi le 11 mai 2011 - Mise à jour de la CCSN - 15 h 40 HAE
- Vendredi le 6 mai 2011- Mise à jour de la CCSN – 14 h 00 HAE
Avril
- Vendredi le 29 avril 2011 - Mise à jour de la CCSN –14 h 45 HAE
- Mercredi le 20 avril 2011- Mise à jour de la CCSN - 13 h 30 HAE
- Mercredi le 13 avril 2011- Mise à jour de la CCSN - 14 h 15 HAE
- Mardi le 5 avril 2011- Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE
- Samedi le 2 avril 2011 - Mise à jour de la CCSN - 16 h 45 HAE
- Vendredi le 1 avril 2011 – Mise à jour de la CCSN - 14 h 45 HAE
Mars
- Jeudi le 31 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 14 h 10 HAE
- Mercredi le 30 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 14 h 50 HAE
- Mardi le 29 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 15 h 15 HAE
- Lundi le 28 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 12 h 15 HAE
- Dimanche le 27 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 13 h 55 HAE
- Samedi le 26 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 15 h 00 HAE
- Vendredi le 25 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 15 h 20 HAE
- Jeudi le 24 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 13 h 30 HAE
- Mercredi le 23 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 12 h 30 HAE
- Mardi le 22 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 12 h 00 HAE
- Lundi le 21 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 14 h 30 HAE
- Dimanche le 20 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 12 h 50 HAE
- Samedi le 19 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE
- Vendredi le 18 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 11 h 15 HAE
- Jeudi le 17 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 12 h 00 HAE
- Mercredi le 16 mars 2011– Mise à jour de la CCSN - 13 h 45 HAE
- Mardi le 15 mars 2011 – Mise à jour de l'AIEA - 10 h 30 HAE
- Lundi le 14 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE – Mise à jour de Sécurité publique Canada - 18 h 00HAE
- Dimanche le 13 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 17 h 00 HAE – Mise à jour de MAECI- 21 h 50 HAE
- Samedi le 12 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 11 h 00 HAE – Mise à jour du gouvernement du Japon - 18 h 30 HAE
- Vendredi le 11 mars 2011 – Mise à jour de la CCSN - 15 h 00 HAE
30 septembre 2011 : Mise à jour de la CCSN - 15h 35 HAE
Activités sur le site
TEPCO, l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a annoncé au milieu de la semaine que la température dans les réacteurs 1, 2 et 3 se trouvait maintenant sous la barre des 100° C. Il s’agit d’une étape importante dans la réalisation de l’arrêt froid.
Des niveaux élevés d’hydrogène ont été détectés dans les conduites d’alimentation du réacteur 1. TEPCO a commencé à injecter de l’azote pour empêcher tout embrasement et a indiqué que le risque d’explosion est faible compte tenu de l’absence d’oxygène dans les conduites. L’organisme de réglementation nucléaire du Japon a exigé que des contrôles de sûreté soient réalisés pour déterminer si les conditions dans les réacteurs 2 et 3 sont semblables.
Travaux de décontamination
Les autorités japonaises ont levé l’avis de préparation à une évacuation pour cinq municipalités situées dans la zone se trouvant entre 20 et 30 kilomètres de la centrale nucléaire de Daiichi. Ces municipalités ont déjà commencé à décontaminer les grandes infrastructures, comme les écoles et les hôpitaux.
Le ministère de l’Environnement du Japon a présenté les plans de plusieurs installations temporaires qui seront construites pour stocker le sol contaminé dans le but d’accélérer les travaux de décontamination. Il prévoit qu’environ 29 millions de mètres cube de terre seront enlevés et évacués.
23 septembre 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 45 HAE
Activités sur le site
Le typhon Roke a balayé la région où se situe la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en fin de journée mercredi. Par mesure de précaution, certains travaux de rétablissement ont été interrompus temporairement. L’impact de l’orage sur le site est négligeable. De l’eau de pluie s’est accumulée dans le sous-sol des bâtiments où se trouvent les réacteurs 1, 2, 3 et 4. Les forts vents ont endommagé un certain nombre de caméras de surveillance de l’installation. Aucun autre dommage n’a été signalé, et les travaux de rétablissement ont repris depuis ce temps.
D’après le calendrier à jour, le gouvernement du Japon et TEPCO s’attendent tous deux à ce que l’arrêt froid soit chose faite avant la fin de l’année. L’exploitant prévoit commencer l’installation de nouveaux systèmes de filtration de l’air aux réacteurs 1, 2 et 3 pour retirer les gaz contaminés dans les cuves. Il est également prévu dans un avenir rapproché d’apporter des améliorations aux systèmes de refroidissement des trois réacteurs et de terminer la structure au-dessus du bâtiment où se trouve le réacteur 1. Les émissions de la centrale sont maintenant d’un quatre-millionième des niveaux mesurés au début de l’indicent.
Feu vert au Plan d’action de l’AIEA
Dans le cadre de la Conférence générale de l’AIEA tenue cette semaine à Vienne, les 151 États membres ont adopté à l’unanimité le Plan d’action sur la sûreté nucléaire, tel que demandé par les ministres dans leur déclaration à la Conférence ministérielle de l’AIEA en juin dernier. Le directeur général de l’Agence, Yukiya Amano, a indiqué que le Plan d’action constitue à la fois un effort concerté et une feuille de route qui permettront de renforcer la sûreté nucléaire partout dans le monde. Il fournit des mesures concrètes et réalisables afin que la sûreté nucléaire de l’après-Fukushima soit plus solide et efficace.
Le président, Michael Binder, accompagné de Ramzi Jammal, vice-président et chef, Réglementation des opérations ont assisté à la Conférence. M. Jammal a donné une présentation sur les aspects de sûreté et de sécurité pour la gestion des déchets de haute activité et le combustible usé.
Aucune radioactivité détectée dans le poisson de la Colombie-Britannique
Les tests réalisés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) indiquent que les niveaux de radionucléides dans le poisson de la côte Ouest sont normaux. Ces tests, réalisés pour apaiser les inquiétudes suscitées par le rejet de substances radioactives à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, confirment que l’incident nucléaire au Japon n’a pas eu d’impact mesurable sur la qualité des produits au Canada. L’ACIA a déjà effectué des vérifications semblables sur le lait disponible au pays et sur 165 produits importés du Japon.
16 septembre 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 00 HAE
Rapport de l’ONU sur Fukushima
Le mercredi 14 septembre dernier, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a publié un rapport en prévision de la réunion de haut niveau sur la sécurité et la sûreté nucléaire prévue à New York la semaine prochaine.
Ce rapport se penche sur l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et compile les conclusions de 16 entités des Nations Unies, comme l’Organisation mondiale de la Santé et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il indique que l’accident est principalement attribuable à une mauvaise conception de la centrale, basée sur des évaluations inadéquates des menaces que posent les phénomènes naturels extrêmes.
Le rapport comporte aussi plusieurs recommandations, y compris le renforcement des normes de sûreté pour les centrales nucléaires et la mise en place d’un cadre international d’intervention en cas d’urgence.
Le jeudi 14 septembre, M. Ki-moon a demandé au premier ministre du Japon d’expliquer plus en détail l’incident et les mesures qui seront prises, ainsi que de partager avec le reste de la communauté internationale les leçons de sûreté durement apprises.
Plan d’action de l’AIEA
Plus tôt cette semaine, le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA a approuvé le Plan d’action sur la sûreté nucléaire (PDF, en anglais seulement) de l’Agence. Le Plan d’action vise à définir le travail nécessaire pour renforcer le cadre de sûreté nucléaire mondial en fonction des leçons tirées jusqu’à maintenant sur les événements survenus à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Il sera soumis pour approbation à la conférence générale de l’AIEA qui aura lieu la semaine prochaine à Vienne, en Autriche. Michael Binder, président de la CCSN, et Ramzi Jammal, vice-président, feront partie de la délégation canadienne.
Progrès sur le terrain
TEPCO a annoncé que le cadre de la structure qui recouvrira le bâtiment où se trouve le réacteur n°1 est prêt. L’installation devrait être terminée à la fin d’octobre. Les efforts déployés pour abaisser la température dans les cuves du réacteur se sont poursuivis cette semaine au moyen d’autres injections d’eau.
9 septembre 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 00 HAE
Progrès vers l’arrêt froid
TEPCO, qui réalise des progrès en vue de l’arrêt froid des réacteurs, a annoncé lundi que la température au fond de la cuve du réacteur renfermant le réacteur n° 3 est descendue sous la barre des 100 °C. Les progrès sont en grande partie attribuables à l’utilisation d’une technique de refroidissement supplémentaire, que l’exploitant envisage d’ailleurs d’utiliser pour obtenir des résultats semblables avec le réacteur n° 2. La température dans le réacteur n° 1 est déjà inférieure à 90 °C. Le refroidissement des cuves sous pression des trois réacteurs ne constitue qu’une seule des conditions établies par le gouvernement avant qu’il ne considère l’arrêt froid comme terminé.
Estimations des rejets de matières radioactives dans la mer
Une équipe de chercheurs de l’Agence de l’énergie atomique japonaise, l’Université de Kyoto et d’autres institutions ont publié de nouvelles estimations quant à la quantité de matières radioactives rejetées dans la mer de mars à mai. Les chercheurs ont calculé qu’environ 15 000 térabecquerels de matières ont été rejetés, ce qui comprend les répercussions du panache transporté au-dessus de la mer. Il est important d’obtenir des estimations exactes pour pouvoir évaluer l’impact de l’incident sur le milieu marin.
Le premier ministre du Japon inspecte le site et garde le cap sur l’élimination progressive du nucléaire
Le nouveau premier ministre du Japon, fraîchement élu, Yoshihiko Noda, a visité jeudi le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Il a remercié les employés de leurs efforts et réitéré l’engagement de son gouvernement à corriger la situation. Dans son premier discours, prononcé vendredi dernier, M. Noda a aussi indiqué que le Japon garderait le cap en vue d’éliminer progressivement le recours au nucléaire en interdisant la construction de nouvelles centrales nucléaires ou la poursuite des activités dans les installations existantes au-delà de leur durée de vie prévue.
2 septembre 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 45 HAE
Activité sismique près d’installations nucléaires au Japon
À la suite de nouvelles études sismiques exigées par le gouvernement japonais, TEPCO et deux autres sociétés ont identifié 14 lignes de faille actives près de leurs installations nucléaires, dont 5 près de la centrale Fukushima Daiichi. Auparavant considérées inactives, la récente découverte de déformations géologiques donne à penser que ces lignes sont en fait actives. Les exploitants ont toutefois confirmé que leurs installations sont conçues pour résister aux séismes qui pourraient survenir près de ces lignes de faille.
Efforts de récupération
TEPCO a annoncé un plan en neuf étapes visant à extraire les tiges fondues des caissons de réacteur. Les trois premières étapes comprennent l’enlèvement des débris afin de réparer les enveloppes de confinement et les fuites d’eau. Pendant ce temps, le ministère de la Santé a annoncé que la limite de dose de rayonnement acceptée pour le personnel d’urgence œuvrant sur le site sera ramenée à son niveau de départ, soit de 250 à 100 millisieverts, à l’automne 2011.
TEPCO annonce un plan d’indemnisation
L’exploitant de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi a rendu publiques ses nouvelles normes d’indemnisation du public pour les coûts d’évacuation, la souffrance morale, les frais médicaux et les pertes de revenus dues à l’évacuation. D’après le plan, les agriculteurs recevront également une indemnisation supplémentaire. De même, le ministère de l’Agriculture du Japon a publié une carte des niveaux de rayonnement sur les terres agricoles. Cette carte présente les zones de contamination au césium supérieure aux normes gouvernementales.
Avis à l’intention des Canadiens qui se rendent au Japon
Affaires étrangères et Commerce international Canada déconseille tous les déplacements à moins de 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima, ainsi que dans les districts et les villes où un avis d’évacuation a été recommandé ou est en vigueur. Afin de réduire au minimum le risque d’exposition au rayonnement, les Canadiens dans les zones touchées devraient rechercher activement et suivre l’avis des autorités locales à propos des mesures de protection, y compris les avis relatifs à la consommation d’eau et d’aliments. Pour plus de renseignements sur les questions de santé au Japon, visitez le site Web de l’Agence de la santé publique du Canada.
26 août 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 30 HAE
Le premier ministre japonais démissionne
La chaîne CNN rapporte que le premier ministre du Japon, Naoto Kan, a annoncé sa démission. M. Kan, dont la cote de confiance s’est effondrée à la suite du séisme et du tsunami de mars dernier, avait promis de se retirer une fois que les deux projets de loi proposés – soit le projet de financement du déficit au moyen d’obligations, et le projet faisant la promotion de nouvelles énergies – aient été entérinés par le Parlement japonais. Les deux projets de loi ont été adoptés et sont devenus loi vendredi dernier. Le Parti démocrate du Japon, actuellement au pouvoir, procédera à l’élection d’un nouveau dirigeant la semaine prochaine, lequel assumera le poste de premier ministre.
Une vaste zone près des réacteurs sera interdite
Selon des renseignements obtenus par le New York Times auprès de plusieurs bureaux de presse majeurs, une étude japonaise aurait permis de constater que la contamination radioactive dépasse de loin les niveaux sécuritaires dans de vastes zones autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Par conséquent, les zones pourraient bientôt être déclarées non habitables, possiblement pour plusieurs décennies, comme c’est le cas de zones entourant la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, depuis l’accident de 1986. On s’attend à une annonce officielle par le gouvernement japonais dans les prochains jours. Il s’agirait de la première reconnaissance officielle selon laquelle l’accident survenu au mois de mars à la centrale nucléaire se traduirait par le dépeuplement à long terme des collectivités près de Fukushima Daiichi; une éventualité que prévoyaient des scientifiques et certains dirigeants depuis des mois.
Certaines sources avancent que le premier ministre japonais, Naoto Kan, prévoit visiter la préfecture de Fukushima plus tard cette semaine afin d’en informer directement les résidants touchés. Les collectivités concernées sont toutes situées à moins de 19 km de la centrale, une zone qui avait été immédiatement évacuée après l’accident. On prévoit que le gouvernement informera les résidants qu’ils ne pourront pas réintégrer leur domicile pour une période indéterminée et que des plans seront dressés afin de les dédommager, notamment en louant leur terre ainsi rendue inhabitable.
Toutes les interdictions sur les expéditions de bétail seront levées
Le Forum japonais de l’industrie atomique rapporte que le gouvernement japonais a décidé de lever toutes les interdictions restantes qui avaient été imposées sur les expéditions de bœuf des préfectures de Fukushima, d’Iwate et de Tochigi une fois que les tests de rayonnement appropriés auront été effectués. Les interdictions sont en vigueur depuis le 19 juillet, au moment où du césium radioactif avait été détecté au-delà des limites gouvernementales autorisées dans la viande de bœuf nourri avec de la paille contaminée.
Les seuils d’irradiation seront abaissés pour les écoles
Le gouvernement japonais prévoit resserrer les limites de l’exposition aux rayonnements pour les écoliers de la préfecture de Fukushima. Le ministre de l’Éducation a annoncé qu’il abaissera le seuil d’irradiation externe cumulative dans les écoles et les garderies jusqu’à un maximum d’exposition annuelle d’un (1) millisievert, soit moins d’un (1) microsievert par heure. La norme maximale de 20 millisieverts par année, ou 3,8 microsieverts par heure, avait été établie en avril après l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Les trois quarts des centrales nucléaires du Japon seront arrêtées ce mois-ci
Selon le Forum japonais de l’industrie atomique, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) prévoit arrêter ce mois-ci le réacteur no 7 de la centrale nucléaire de Kashiwazaki‑Kariwa, située dans la préfecture de Niigata, à des fins d’inspection régulière. Si c’est le cas, 40 des 54 réacteurs nucléaires du Japon seront hors service. On prévoit finaliser la vérification périodique de 11 réacteurs plus tard durant le mois, mais il est peu probable que les opérateurs seront en mesure de redémarrer les réacteurs immédiatement. Ils devront d’abord effectuer des tests de stress et obtenir les approbations nécessaires des collectivités environnantes avant de procéder au redémarrage.
19 août 2011 : Mise à jour de la CCSN - 15h 20 HAE
Le Cabinet japonais appuie le plan de nouveau chien de garde nucléaire
Le Forum japonais de l’industrie atomique (FJIA) rapporte que lundi, le Cabinet japonais a appuyé un plan visant la création d’un nouvel organisme de sûreté nucléaire relevant du ministère de l’Environnement. Le nouvel organisme reprendra les fonctions de l’actuel organisme de réglementation nucléaire japonais, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA). L’organisme assumera les fonctions consultatives de la Commission de sûreté nucléaire et industrielle du Japon, qui relève du Bureau du Cabinet, et prendra en charge la surveillance radiologique qui est actuellement effectuée par le ministère des Sciences. Le nouvel organisme supervisera la gestion de la sûreté dans les centrales nucléaires japonaises, s’assurera que des inspections sont menées de façon régulière et appropriée, et sera responsable de l’intervention initiale en cas d’accident nucléaire. Le gouvernement japonais prévoit l’entrée en fonction du nouvel organisme en avril 2012.
Accumulation de boues radioactives
La chaîne NHK News affirme que les autorités locales de 17 préfectures du nord-est et du centre du Japon ont rapporté que les boues contaminées provenant des installations d’égouts atteignent maintenant plus de 54 400 tonnes. Environ 75 % de la boue contient moins de 8 000 becquerels de césium radioactif par kilogramme. Il s’agit là de la limite imposée par le gouvernement pour l’élimination par enfouissement. Quelque 27 700 tonnes de boues radioactives sont toujours stockées à l’usine de traitement de l’eau malgré l’intention du gouvernement de les faire enfouir.
Nouveau plan de décontamination de la centrale de Fukushima
Le FJIA rapporte que le gouvernement japonais et la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) ont indiqué qu’ils tenteraient de réduire les rejets radioactifs de la centrale de Fukushima Daiichi en traitant directement les gaz contaminés dans les réacteurs. Le plan nécessite que les gaz soient extraits du réacteur par les tuyaux existants pour ensuite être filtrés pour en retirer le césium et autres substances radioactives. Ce plan s’ajouterait au plan déjà en cours visant la couverture du bâtiment de la tranche 1 avec une enveloppe faite de polyester. Le calendrier du gouvernement et de TEPCO prévoit une importante diminution des rejets radioactifs d’ici janvier 2012.
NHK News rapporte que le gouvernement et TEPCO ont affirmé que l’intensité du rayonnement autour de la centrale de Fukushima a été de 200 millions de becquerels par heure au cours des deux dernières semaines, soit environ un cinquième de l’intensité mesurée en juillet et un dix‑millionième de l’intensité mesurée à la mi‑mars, peu après que le tremblement de terre et le tsunami aient endommagé la centrale.
L’arrêt froid de la centrale de Fukushima prend du retard
Le Nikkei rapporte que TEPCO n’avait traité, à la fin de la semaine dernière, qu’environ 42 000 tonnes de l’eau fortement contaminée, ce qui laisse environ 120 000 tonnes d’eau au sous-sol des bâtiments des turbines et ailleurs à la centrale de Fukushima Daiichi. TEPCO s’était fixé comme objectif de traiter 200 000 tonnes d’eau d’ici la fin de l’année, car d’autre eau sera contaminée lors de la reprise de la maîtrise des réacteurs endommagés. Plus tôt cette semaine, TEPCO a indiqué que ses prévisions étaient trop optimistes.
Davantage d’eau doit être injectée dans les réacteurs de la centrale de Fukushima pour effectuer l’arrêt froid, mais cela fera augmenter la quantité d’eau contaminée s’échappant des cuves sous pression et du confinement endommagés.
Actuellement, près de 4 tonnes d’eau sont pompées chaque heure dans les réacteurs des tranches 1 et 2, alors que plus de 9 tonnes d’eau à l’heure sont pompées dans la tranche 3, qui est plus chaude. Les températures au fond de ces réacteurs n’ont pas vraiment diminué en dessous d’environ 100 degrés Celsius. Parce que les conditions régnant à l’intérieur des réacteurs endommagés sont inconnues, il n’y a aucun moyen de savoir qu’elle est vraiment la température du combustible nucléaire fondu. Même si les températures au fond des cuves sous pression baissaient, cela ne signifierait pas nécessairement un arrêt froid en bonne et due forme, car le combustible du réacteur pourrait avoir complètement fondu à travers la cuve et avoir atteint le confinement.
TEPCO a réussi à maîtriser les piscines de désactivation du combustible nucléaire usé et a installé un système de refroidissement circulatoire dans les piscines des tranches 1, 2, 3 et 4. La prochaine étape comprend le dessalement de l’eau des piscines, après quoi TEPCO tentera de déterminer la meilleure façon de retirer des piscines les barres de combustible, dont certaines pourraient être endommagées.
12 août 2011 : Mise à jour de la CCSN - 15h 15 HAE
Début du refroidissement circulatoire de la piscine de la tranche 1
Ce mercredi, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a fait la transition d’un système d’injection d’eau vers un système de refroidissement circulatoire pour la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 1 de Fukushima Daiichi. La mise en marche de ce système signifie que les quatre tranches endommagés utilisent maintenant des systèmes de refroidissement circulatoire pour la première fois depuis le séisme et le tsunami du 11 mars, et que le refroidissement stable progresse bien.
Assemblage de la bâche pour le bâtiment du réacteur de la tranche 1
TEPCO a débuté l’assemblage d’une bâche pour couvrir le bâtiment du réacteur endommagé de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La section supérieure du bâtiment du réacteur de la tranche 1 a été la première à être détruite par une explosion d’hydrogène, le 12 mars. La bâche, d’un faible poids comparativement à l’épaisse couche de béton armé d’un bâtiment-réacteur, scellera le bâtiment endommagé afin d’empêcher le rejet de matières radioactives, tout en protégeant le bâtiment des intempéries.
Réévaluation par le Japon des ordres d’évacuation
Le gouvernement du Japon a indiqué qu’il pourrait lever dès le mois prochain un avis d’évacuation touchant certaines régions entourant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi; il s’agirait des premières zones rétablies depuis qu’est survenu l’accident nucléaire en mars. Selon le Quartier général de l’intervention en cas d’urgence nucléaire, cette mesure est rendue possible grâce à la stabilisation avec succès des trois réacteurs dont le cœur a subi une fusion à la suite du séisme de magnitude 9 et de l’énorme tsunami du 11 mars.
Création par la CCSN d’un comité consultatif externe sur le Japon
La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a créé un comité consultatif externe afin d’évaluer les processus et réponses de l’organisme dans le contexte des leçons apprises à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Les membres du comité examineront les processus de la CCSN, y compris la réponse immédiate à l’accident de Fukushima, ses liens avec le reste du gouvernement et les organismes internationaux, ses interactions avec le secteur nucléaire canadien et ses communications avec les parties intéressées concernées.
Présentation du premier vice‑président, Ramzi Jammal, au comité consultatif externe
Invitation du Japon à la réunion de l’ONU
Le Forum japonais de l’industrie atomique (FJIA) a rapporté que, à la suite d’une visite de la préfecture de Fukushima qui a eu lieu lundi, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a demandé au Japon de communiquer les leçons apprises dans le contexte de l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi durant les discussions sur les normes de sûreté nucléaire qui se tiendront à l’occasion d’un sommet prévu en septembre à New York.
Le premier ministre japonais, Naoto Kan, a affirmé à Ban Ki Moon que le Japon participera à la réunion et qu’il y apportera une contribution optimale, mais n’a pas précisé s’il y assisterait lui‑même.
5 août 2011 : Mise à jour de la CCSN - 13h 00 HAE
Déclassement de Fukushima
NHK World News rapporte qu’un groupe d’experts nommé par le gouvernement japonais prévoit établir un calendrier final d’ici janvier 2012 visant le déclassement des réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Ce groupe d’experts, mis sur pied par la Commission de l’énergie atomique japonaise, établira un calendrier en se basant sur l’accident survenu à Three Mile Island en 1979. L’objectif premier – l’extraction des barres de combustibles fondues – est plus problématique à Fukushima puisqu’on ne connait pas l’état du combustible fondu. Étant donné que les cœurs des réacteurs à Fukushima sont plus gravement endommagés que celui du réacteur de Three Mile Island, Hajimu Yamana, professeur à l’université de Kyoto et président du groupe, a affirmé s’attendre à ce que le processus d’extraction du combustible fondu prenne jusqu’à 20 ans.
Nouveau chien de garde nucléaire japonais
Le Forum japonais de l’industrie atomique rapporte que le gouvernement du Japon créera un nouvel organisme de sûreté nucléaire. Le plan provisoire prévoit une séparation des fonctions de réglementation de la sûreté nucléaire et industrielle et du ministère de l’Industrie, de même que l’établissement d’un nouvel organisme de réglementation nucléaire sous l’égide du ministère de l’Environnement.
Le nouvel organisme sera chargé des réponses initiales aux accidents nucléaires et de la surveillance du rayonnement, ainsi que du contrôle des substances radioactives. Il sera également responsable de prendre des mesures pour la prévention du terrorisme nucléaire en coordination avec les autorités de sécurité publique.
La Commission de sûreté nucléaire du Japon, actuellement sous l’égide du bureau du Cabinet, recevra un nouveau nom et sera placée sous la direction du nouveau chien de garde nucléaire en tant qu’organe consultatif. Le secrétaire en chef du Cabinet, Yukio Edano, a affirmé aux journalistes qu’il estime que le plan représente une option et que le gouvernement doit étudier ce plan en profondeur afin d’examiner l’indépendance, la neutralité et la faisabilité du nouvel organisme. M. Edano a déclaré que la refonte de l’administration nucléaire du Japon prendra du temps, et que le changement organisationnel pourrait être mis en œuvre progressivement. Le gouvernement prévoit finaliser le plan sous peu et soumettre son projet de loi à la législature japonaise dès le début de l’année prochaine.
Ordres d’évacuation
Le personnel de la CCSN a actualisé ses scénarios de rejets radioactifs pour la centrale nucléaire de Fukushima en fonction des données les plus récentes et de sa compréhension de l’évolution de la situation à la centrale, et il a conclu que son évaluation de la zone d’évacuation s’harmonise aux conseils actuels des autorités japonaises.
Un ordre d’évacuation des autorités japonaises touche la zone située dans un rayon de 20 km de la centrale de Fukushima, ainsi que les districts de Katsurao, de Namie, certaines parties de Kawamata, de Minami Soma et d’Iitate. Les autorités japonaises recommandent que les personnes vivant dans un rayon de 20 à 30 km de la centrale demeurent à l’intérieur, ferment toutes les fenêtres et les portes et évitent d’utiliser des systèmes de ventilation.
On informe les Canadiens vivant dans la zone touchée ou la visitant qu’ils peuvent être exposés à des niveaux de rayonnement plus élevés qu’au Canada. Afin de minimiser le plus possible leur exposition, ils doivent se renseigner sur les plus récents conseils des autorités japonaises et suivre ces conseils en ce qui concerne toute mesure de protection actuelle ou future, notamment à l’égard des zones définies autour de la centrale de Fukushima et des autres régions touchées et de la réduction de l’exposition, y compris la consommation d’eau et de nourriture.
28 juillet 2011 : Mise à jour de la CCSN - 16h 40 HAE
Le chef de l’AIEA visite la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
Le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, s’est rendu au Japon dimanche dernier afin de participer à des séances d’information exhaustives de représentants de la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) et pour visiter la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi afin de voir de quelle façon les réacteurs sont refroidis.
M. Amano déterminera des façons pour l’AIEA de coopérer avec le Japon en vue de contrôler la situation et il vérifiera la progression de la « feuille de route » établie par TEPCO.
Il rencontrera également le premier ministre du Japon, Naoto Kan, et d’autres hauts fonctionnaires afin de discuter des résultats de la Conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire de juin 2011, y compris les initiatives visant à améliorer la sûreté nucléaire mondiale. Lors de ces rencontres, M. Amano mettra l’accent sur la détermination de l’AIEA à maintenir son soutien en vue d’aider le Japon à atténuer les conséquences de l’accident de Fukushima.
Tests de stress nucléaires
Afin de rassurer le public quant à la sûreté de ses centrales nucléaires, l’organisme de réglementation nucléaire du Japon a demandé aux services publics en matière énergétique d’effectuer des tests de sécurité additionnels pour leurs centrales. Les tests, divisés en deux étapes, comprendront des simulations en vue de déterminer la résilience d’un réacteur nucléaire aux séismes, tsunamis et autres événements dépassant la capacité nominale actuelle, ainsi qu’aux pannes d’électricité et des systèmes de refroidissement.
Les premiers tests évalueront les principaux systèmes de sûreté et détermineront s’ils peuvent être endommagés ou neutralisés par une catastrophe naturelle hors dimensionnement de la centrale. Cela devrait permettre de déterminer la magnitude des événements pouvant causer des dommages au combustible nucléaire ainsi que tout point faible dans la conception d’un réacteur.
La deuxième étape tiendra compte d’événements encore plus graves et sera axée sur une séquence d’accidents potentiels qui mèneraient assurément à un accident grave. Cette étape mettra l’accent sur les systèmes de sûreté fondamentaux qui ont connu une défaillance à la suite du tsunami du 11 mars, ce qui a mené à l’accident de Fukushima. Cette analyse secondaire doit être effectuée d’ici la fin de l’année, et les résultats seront examinés par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire ainsi que la Commission de sûreté nucléaire du Japon.
Refroidissement stable des réacteurs de Fukushima Daiichi
Le Forum japonais de l’industrie atomique rapporte que la température au fond de la tranche 1 de Fukushima Daiichi est demeurée sous 100 degrés Celsius durant six jours consécutifs jusqu’au 24 juillet.
TEPCO affirme avoir réussi à diminuer la température en augmentant la quantité d’eau injectée dans le réacteur et qu’elle a commencé à mettre en œuvre la deuxième étape de son plan de récupération des réacteurs, qui comprend le maintien des températures au fond des tranches 1, 2 et 3 sous 100 degrés Celsius. À la fin du mois dernier, TEPCO a commencé à utiliser un nouveau système circulatoire d’injection d’eau dont l’exploitation stable est essentielle pour atteindre cet objectif.
Les travaux effectués à la centrale touchée par le séisme et tsunami du 11 mars dernier visent principalement à rétablir le refroidissement stable des réacteurs et à mettre les réacteurs en état d’arrêt froid.
22 juillet 2011
Mise à jour de la CCSN – 09 h 45 HAE : Naoto Kan, le premier ministre du Japon, a affirmé lors d’un comité parlementaire ce mardi que les efforts visant à mettre un terme à la crise touchant la centrale nucléaire de Fukushima se déroulent comme prévu, déclarant que la situation à la centrale a été « stabilisée » et qu’elle ne présente aucun autre risque de fusion de l’un des cœurs. M. Kan a rassuré le comité, affirmant que la centrale en entier serait en état d’arrêt froid sûr d’ici janvier 2012.
Bœuf contaminé
Plus tôt cette semaine, le Japon a interdit l’importation de bœuf provenant des régions situées près de la centrale nucléaire de Fukushima après avoir découvert que 637 bovins avaient été nourris de foin contaminé au césium radioactif.
Selon un représentant de la division de la surveillance alimentaire de l’administration municipale de Tokyo, une partie du bœuf provenant de ces 637 bovins présentait un taux de césium dépassant les normes gouvernementales et a été vendue aux consommateurs.
Plus tôt cette semaine, le ministère japonais de la Santé a confirmé qu’il avait détecté un taux allant jusqu’à 2 300 becquerels de césium par kilogramme dans le bœuf contaminé, alors que la limite gouvernementale est de 500 becquerels par kilogramme. On estime que, en général, les conséquences à long terme pour les personnes ayant consommé le bœuf seront extrêmement minimes en ce qui concerne les effets nocifs potentiels sur la santé.
Le département de la salubrité alimentaire du ministère de la Santé, du Travail et du Bien‑être affirme que le bœuf contaminé n’a pas été exporté.
Groupe de travail de la NRC des États‑Unis
Lors d’une réunion publique portant sur l’examen des processus et des règlements de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) des États‑Unis par le groupe de travail créé à la suite des événements survenus au Japon, le personnel de l’organisme a informé les cinq membres de la NRC que les règles de la NRC sont disparates et doivent être réorganisées et intégrées dans une nouvelle structure afin de renforcer la sûreté.
Avant la réunion, le président de la NRC, Gregory Jaczko, a demandé à l’organisme de prendre des « mesures exhaustives » afin d’accroître la sûreté. Il a affirmé qu’il souhaite que la NRC précise ses intentions quant aux règlements d’ici 90 jours, puis qu’elle révise ses règlements désuets d’ici cinq ans.
La restructuration comprendra sans doute l’examen de la distinction que fait la NRC entre les accidents de « dimensionnement » et « hors dimensionnement », c’est‑à‑dire les événements plus graves que ceux auxquels une installation est conçue pour résister.
Le groupe de travail tiendra une réunion le 28 juillet prochain, ce qui permettra au public de poser des questions sur le rapport.
15 juillet 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 00 HAE : À la suite de la décision prise par le Japon d’effectuer des tests de stress de ses centrales nucléaires, le secrétaire en chef du Cabinet du Japon, Yukio Edano, a annoncé que ces tests seront réalisés en deux étapes. La première étape visera à déterminer si les 35 réacteurs qui ont été arrêtés en vue d’effectuer des inspections régulières peuvent résister à d’importants séismes et tsunamis. Les fournisseurs de services publics devront examiner la marge de sûreté de composantes d’équipement importantes en fonction de lignes directrices établies par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) et la Commission de sûreté nucléaire (NSC) du Japon. Les résultats de ces tests aideront le gouvernement à décider s’il est possible ou non de redémarrer les réacteurs arrêtés aux fins d’inspection.
La deuxième étape, semblable aux tests de stress proposés par l’Union européenne, comprendra une évaluation rigoureuse de la sûreté de tous les réacteurs et servira à accroître la fiabilité des vérifications de sûreté. Seulement 19 des 54 réacteurs nucléaires du Japon sont actuellement opérationnels.
Le 13 juillet, le premier ministre du Japon, Naoto Kan, a affirmé que le pays doit progressivement réduire sa dépendance à l’énergie nucléaire et qu’il doit viser à devenir « une société qui ne dépend pas de la production d’électricité à base d’énergie nucléaire dans l’avenir ». Il n’a pas précisé de calendrier pour l’élimination progressive de l’énergie nucléaire.
Selon M. Kan, le Japon doit abandonner son projet d’accroître de 53 % la part de l’énergie nucléaire d’ici 2030, par rapport aux niveaux antérieurs au séisme qui étaient d’environ 30 %. Il s’est également opposé au slogan du gouvernement concernant la sûreté de l’énergie nucléaire, le « mythe de la sûreté » qui a permis la construction de 54 réacteurs en 40 ans.
M. Kan a également affirmé que l’organisme de réglementation du Japon, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA), ne dispose pas de moyens exécutoires efficaces en matière de réglementation étant donné qu’il fait partie du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, qui fait la promotion de l’énergie nucléaire. Il a été reconnu que la relation étroite entre la NISA et les promoteurs de l’énergie nucléaire constitue « l’une des principales raisons pour lesquelles des vérifications rigoureuses de la sûreté n’étaient pas effectuées » avant Fukushima. Il a déclaré que les liens entre la NISA et le ministère seront coupés.
Plus tôt cette semaine, le groupe de travail de la NRC des États Unis, établi par le président Barack Obama à la suite de la catastrophe nucléaire survenue à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, a rendu public son rapport intitulé Recommendations for Enhancing Reactor Safety in the 21st Century (Recommandations en vue d’améliorer la sûreté des réacteurs au 21e siècle).
Le rapport recommande notamment que les centrales mettent à jour leurs plans en vue de se protéger contre d’importants séismes ou inondations au moins tous les dix ans, qu’elles renforcent leur capacité de gérer une panne complète d’électricité durant une longue période, qu’elles déterminent de nouvelles façons de refroidir les piscines de désactivation du combustible usé et qu’elles améliorent leur capacité d’intervention en cas d’urgence.
Dans six mois, le groupe de travail présentera un rapport sur la situation à long terme à la Commission.
8 juillet 2011
Mise à jour de la CCSN – 15 h 20 HAE : La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) indique que le rendement de son système de recyclage de l’eau radioactive est légèrement sous les cibles prévues. Le système a été mis en marche pour la première fois le 27 juin, mais son exploitation a été perturbée plusieurs fois aux cours des premiers jours. Les travailleurs de TEPCO tentent de savoir pourquoi les filtres ne sont pas aussi efficaces que prévu.
La chaîne NHK World News rapporte que certaines composantes des bâches destinées à empêcher le rejet de matières radioactives provenant des bâtiments des réacteurs endommagés sont arrivées à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les bâches seront installées au-dessus des bâtiments des réacteurs des tranches 1, 2 et 3 endommagées par les explosions d’hydrogène qui ont suivi le séisme et le tsunami du 11 mars. TEPCO souhaite achever l’assemblage des bâches d’ici la fin de septembre.
Le quotidien New York Times rapporte que le Japon prévoit effectuer des tests sur la sûreté de ses centrales nucléaires afin de répondre aux préoccupations des communautés dotées de réacteurs nucléaires. Le ministre japonais du Commerce et de l’Industrie, Banri Kaieda, a déclaré aux journalistes que les tests auront pour modèle ceux effectués en Europe pour déterminer si les réacteurs peuvent résister à des catastrophes comme des séismes, des inondations, des écrasements d’avion et des explosions. Le gouvernement du Japon souhaite démontrer que les centrales nucléaires du pays respectent les normes internationales et assurer aux résidants que les réacteurs sont sécuritaires. La question de l’acceptation par les communautés locales a pris une grande importance : Tokyo tente de persuader les dirigeants régionaux de permettre le redémarrage des dizaines de réacteurs qui ont initialement été mis à l’arrêt dans le contexte d’un entretien régulier, mais qui n’ont pas été remis en marche depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. À l’heure actuelle, 35 des 54 réacteurs du Japon sont arrêtés. Certains le sont en raison des dommages causés par le séisme, mais la plupart ont été arrêtés aux fins de réparations routinières. En vertu des lois du Japon, les réacteurs doivent être mis à l’arrêt tous les 13 mois aux fins d’entretien.
Platts rapporte que la Confédération européenne des syndicats (CES) a adopté la semaine dernière une résolution, rendue publique lundi, annonçant qu’elle ne prendrait pas de position sur l’avenir de l’énergie nucléaire, mais demandant que, là où on utilise l’énergie nucléaire, la sûreté et la sécurité soit « fortement renforcée ». La CES a affirmé : « en cas d’accident nucléaire, les travailleurs des sites et des industries du nucléaire sont toujours les premières victimes car leur santé et même leur vie sont mises en danger pour limiter les risques pour les autres ». Il « n’existe aucune assurance suffisante » pour des dommages de l’ampleur de ceux causés par l’accident de Fukushima I au Japon, selon la CES. « Les responsabilités des entreprises impliquées doivent être considérablement augmentées afin d’éviter que les coûts de l’assainissement ne frappent exagérément la population générale », ajoute-t-elle. Elle a insisté sur le fait qu’il « est de la responsabilité de l’Union européenne de tendre vers le niveau de sureté et de sécurité le plus élevé possible en Europe, en incitant les États membres à appliquer des normes destinées à éviter les accidents nucléaires et à minimiser les conséquences en cas d’accidents ». On peut consulter à www.etuc.org/a/8844 le texte intégral.
Selon la chaîne NHK World News, le ministère de la Science et de la Technologie affirme que les tests n’ont pas permis de trouver de strontium radioactif dans le fond marin au large de la côte du Pacifique Nord. Les tests ont été effectués après qu’on ait détecté le mois dernier du strontium dans le fond marin près de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daiichi. TEPCO a recueilli des échantillons à trois kilomètres au large des côtes en deux endroits – à 20 km au sud et au nord de la centrale. Le strontium radioactif peut causer le cancer, étant donné qu’il s’accumule dans les os lorsqu’il est inhalé. Aucune trace de strontium n’a été observée cette fois dans les échantillons pris dans six endroits situés entre 10 et 30 km au large d’une section de la côte du Pacifique qui comprend la préfecture de Fukushima et deux autres préfectures au sud et au nord. La Commission de sûreté nucléaire du Japon, un organisme indépendant conseillant le ministère, affirme qu’il faut davantage de preuves que le strontium n’a pas atteint ces endroits. Le système actuel ne peut détecter des niveaux de moins de 0,8 becquerels de strontium par kilogramme de sol. La Commission a conseillé au ministère d’utiliser une méthode qui peut détecter des niveaux plus faibles de substances radioactives.
Vendredi le 30 juin 2011
Mise à jour de la CCSN – 12 h 00 HAE : Mercredi, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a redémarré son nouveau système de refroidissement du cœur des réacteurs à la centrale de Fukushima Daiichi après avoir réparé les défauts des conduites. TEPCO a été forcée de suspendre le fonctionnement du système plusieurs fois la semaine dernière en raison d’une série de fuites. Le système de refroidissement est conçu pour décontaminer l’eau résiduaire radioactive qui s’accumule à la centrale et réutiliser l’eau traitée pour refroidir les cœurs des réacteurs. TEPCO a affirmé que ce système est la solution pour stabiliser les réacteurs et réduire la quantité d’eau contaminée. Mercredi également, des travailleurs ont décelé de l’eau fuyant d’un réservoir de stockage d’eau contaminée. TEPCO a affirmé que la fuite s’est résorbée après environ deux heures. Elle en évalue actuellement la cause.
Mardi, TEPCO a débuté l’injection d’azote dans la cuve du réacteur de la tranche 2 afin de prévenir des explosions d’hydrogène. Elle croit possible que de l’hydrogène s’accumule à l’intérieur de la cuve. De l’azote est actuellement injecté dans la cuve de la tranche 1 et on planifie faire de même pour la tranche 3, toutefois, des relevés élevés de rayonnement ralentissent l’installation des conduites requises. Le Forum japonais de l’industrie atomique (FJIA) a rapporté que, selon la feuille de route de TEPCO visant à contrôler la crise à la centrale de Fukushima Daiichi, l’injection d’azote dans les cuves des tranches 1, 2 et 3 devrait être complétée le 17 juillet.
TEPCO a débuté l’assemblage de l’armature d’une enveloppe de polyester au-dessus du bâtiment-réacteur de la tranche 1 afin de contrôler la dispersion du rayonnement. L’une des plus grandes grues au Japon, capable de lever 750 tonnes, a été emmenée sur le site. Elle sera d’abord utilisée pour enlever des débris du toit du bâtiment-réacteur de la tranche 1 et ensuite pour installer l’armature en acier et les panneaux de fibre de polyester, qui sont préalablement assemblés à l’extérieur du site, au port d’Onahama, à quelques 50 km de Fukushima. TEPCO espère pouvoir compléter l’assemblage de l’enveloppe à la fin de septembre.
Le FJIA a rapporté que le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, Banri Kaieda a rendu publique, le 18 juin, une déclaration demandant le redémarrage de l’exploitation des centrales nucléaires japonaises, soulignant que l’énergie nucléaire est l’un des quatre éléments vitaux de l’avenir énergétique du Japon. À la suite de l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi le 11 mars, le ministre Kaieda a ordonné aux services publics d’électricité de prendre d’urgence des mesures de sûreté lors de perte de toutes les sources d’alimentation électrique CA en raison d’un tsunami. D’après son examen des renseignements fournis par les services publics d’électricité et des inspections effectuées sur le site de chaque centrale nucléaire, le ministre a confirmé que les mesures requises sont graduellement mises en œuvre. Le ministre a souligné que le personnel du ministère a déterminé qu’il n’y avait aucun problème de sûreté lié au redémarrage des centrales nucléaires, sauf en ce qui concerne la centrale nucléaire d’Hamaoka de la Chubu Electric Power Company, actuellement en état d’arrêt en raison de circonstances particulières découlant d’un séisme hypothétique dans la région de Tokai.
La chaîne NHK World News a rapporté que 80 % des municipalités japonaises où sont situées des centrales nucléaires ont fait état de préoccupations et de prudence quant au retour à l’exploitation des réacteurs. NHK a échangé avec 28 municipalités, excluant celles de la préfecture de Fukushima, leur demandant si elles envisageaient de permettre le retour à l’exploitation. Seulement deux ont répondu qu’elles seraient disposées à le faire bientôt. Cinq autres ont affirmé ne pas vouloir le permettre pour le moment, et le reste des municipalités ont dit ne pas être en mesure de trancher la question à ce moment-ci. À la question qui leur demandait ce qu’elles considéraient important pour prendre une telle décision, 64 % ont mentionné le consentement de la population locale, et 57 % ont mentionné des mesures adéquates contre les séismes et les tsunamis.
La Conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire de l’AIEA a pris fin le 24 juin à Vienne, après cinq jours de délibérations. La conférence a été convoquée afin de tirer les leçons tirées de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi au Japon, causé par un séisme et un tsunami le 11 mars. La délégation canadienne était dirigée par Karen Ellis, sous-ministre déléguée de Ressources naturelles Canada, et de cadres de la CCSN, Santé Canada et du MAECI, de même que du secteur de l’industrie (EACL et OPG). Dans le cadre de la conférence, une Déclaration ministérielle (PDF – en anglais seulement) a été adoptée, laquelle demande des améliorations en matière de sûreté nucléaire à l’échelle de la planète. Les ministres ont demandé au directeur général de rédiger un plan d’action provisoire afin d’aborder les questions liées à la sûreté nucléaire, à la préparation aux situations d’urgence et aux mesures d’intervention, de même qu’en matière de radioprotection pour les personnes et l’environnement, en plus d’un cadre de travail international.
Pour sa part, le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano a présenté (PDF – en anglais seulement) cinq propositions : (1) renforcer les normes de sûreté nucléaire; (2) réexaminer systématiquement la sûreté de toutes les centrales nucléaires, y compris en élargissant la portée du programme d’examens par les pairs de l’AIEA; (3) améliorer l’efficacité des organismes de réglementation nucléaire nationaux et assurer leur indépendance; (4) renforcer la préparation aux situations d’urgence et les mesures d’intervention à l’échelle de la planète; et (5) élargir le rôle de l’AIEA en ce qui concerne la réception et la dissémination de l’information. Les sommaires colligés par les divers groupes de travail qui ont eu lieu durant la semaine de la conférence constitueront un élément important dans l’élaboration de ce plan d’action. Les sommaires des présidents des groupes de travail dans leurs délibérations peuvent être consultés ici (PDF – en anglais seulement) . Le directeur général préparera une version provisoire du plan d’action en tenant compte des points de vue exprimés par les États membres. Le plan d’action sera soumis aux fins de l’approbation des États membres au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et à l’Assemblée générale en septembre 2011.
Vendredi le 24 juin 2011
Mise à jour de la CCSN – 12 h 45 HAE : Les efforts de la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) visant à limiter les niveaux d’eau radioactive à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi se heurtent à de nouvelles difficultés. Plus de 110 000 tonnes d’eau contaminée se seraient accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines des tranches 1, 2 et 3 et rempli complètement l’espace de stockage disponible. Le début de la saison annuelle des pluies cette semaine accentue les craintes de débordement. On s’inquiète que les fortes précipitations fassent monter de façon importante les niveaux d’eau dans les sous-sols des bâtiments des turbines.
TEPCO n’a pas encore été en mesure de mettre pleinement en marche un nouveau système de décontamination de l’eau. L’exploitation de ce système a été interrompue vendredi dernier après que des niveaux de radioactivité plus importants que prévu eurent été détectés autour de l’équipement de décontamination. Depuis, TEPCO a fait l’essai de différentes matières absorbantes et déterminé qu’elle devait les remplacer plus souvent. Elle a aussi découvert que le débit d’eau dans le système devrait varier selon le niveau de radioactivité. Elle a repris les essais du système mardi et espère qu’il sera pleinement en exploitation d’ici la fin de la semaine.
Les travailleurs de TEPCO continuent les travaux de renforcement de la piscine de désactivation du combustible épuisé de la tranche 4. Les murs de la piscine ont été endommagés par une explosion d’hydrogène le 15 mars. La piscine de la tranche 4 contient une quantité d’assemblages combustible équivalente à un peu plus de deux cœurs de réacteurs. Dans son état actuel, elle serait vulnérable si d’autres tremblements de terre survenaient. La semaine dernière, TEPCO a terminé la première phase des travaux, qui consistait à installer des piliers de fer. L’entreprise prévoit revêtir les piliers de béton d’ici la fin de juillet, puis installer le même type de système de refroidissement circulaire qui est utilisé pour la piscine de désactivation du combustible épuisé de la tranche 2.
La chaîne NHK indique que la reprise de l’exploitation des réacteurs nucléaires arrêtés au Japon n’est pas envisagée et ce même après les inspections prévues. Sur les 54 réacteurs du pays, 35 ont été mis à l’arrêt en raison des conséquences du séisme, d’inspections prévues ou d’une demande du gouvernement. À la fin d’août, 11 réacteurs seront en état d’être remis en marche, mais les communautés locales n’ont pas encore donné d’approbation en ce sens. Sur les 17 réacteurs actuellement en exploitation, 5 doivent être mis à l’arrêt en août pour des contrôles de sûreté obligatoires (effectués tous les 13 mois en vertu de la loi japonaise). Les 12 autres seront arrêtés d’ici le début de 2012 pour la même raison.
Le Canada est bien représenté cette semaine à la Conférence ministérielle de l’AIEA sur la sûreté nucléaire à Vienne. En effet, du personnel de haut niveau de la CCSN fait partie de la délégation. Ramzi Jammal, premier vice-président et chef de la réglementation des opérations de la CCSN, a effectué deux présentations : celle du 21 juin, dans le cadre du Séminaire sur la technologie nucléaire CANDU, a porté sur les mesures prises par le Canada aux termes de sa réglementation durant la crise nucléaire au Japon, notamment l’examen par la CCSN de toutes les installations nucléaires canadiennes et l’établissement d’un groupe de travail de la CCSN chargé d’évaluer les conséquences de la catastrophe au Japon sur les centrales nucléaires au Canada. Dans sa présentation du 22 juin à la conférence de l’AIEA, M. Jammal a tracé le portrait du cadre global de sûreté nucléaire et jeté un éclairage sur les défis auxquels les organismes de réglementation sont confrontés. Une feuille de route visant à consolider la sûreté nucléaire dans le monde dans l’après‑Fukushima a aussi été proposée durant cette présentation. Il est possible de consulter les deux présentations aux adresses suivantes :
- Présentation de Ramzi Jammal, premier vice-président et chef de la réglementation des opérations, au Séminaire sur la technologie nucléaire CANDU
- Présentation de Ramzi Jammal, premier vice-président et chef de la réglementation des opérations, à la Conférence ministérielle 2011 de l’AIEA sur la sûreté nucléaire
Les États membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se sont entendus sur la nécessité d’effectuer des inspections d’urgence des réacteurs nucléaires sur la planète. L’entente est survenue durant une séance de travail sur la sûreté nucléaire fondée sur les leçons tirées de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les avis divergent sur la situation : certains délégués prétendent qu’il n’est pas approprié d’étudier les mesures de sûreté universelles à partir de la catastrophe de Fukushima, car il s’agit d’un cas particulier selon eux en raison du tsunami. D’autres ont parlé de la nécessité de resserrer les procédures de sûreté pour prévenir la perte totale de sources d’énergie de secours dans les centrales nucléaires. Le président de la séance de travail, Michael Weightman, a exprimé le souhait que les délégués utilisent les leçons de Fukushima pour élaborer un plan d’action visant à consolider la sûreté nucléaire d’ici la fin de la séance vendredi.
Jeudi le 16 juin 2011
Mise à jour de la CCSN – 15 h 45 HAE :L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé que, dès le 13 juin, elle mettait un terme au test routinier des produits alimentaires importés du Japon. Tous les produits alimentaires testés par l’ACIA ont généré des résultats bien inférieurs aux seuils d’intervention de Santé Canada en matière de rayonnement. L’ACIA prévoit recueillir des échantillons de poissons au large de la côte de la Colombie-Britannique et vérifier s’il y a présence de rayonnement, mais s’attend à ce que les résultats soient également bien inférieurs aux seuils d’intervention de Santé Canada.
La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a mis à l’essai de l’équipement pouvant absorber le césium et d’autres substances radioactives, débutant avec de l’eau faiblement radioactive à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. TEPCO espère achever les essais et commencer l’exploitation de l’installation de traitement des eaux le 17 juin. Elle est préoccupée par l’espace nécessaire pour stocker plus de 105 000 tonnes d’eau hautement radioactive qui s’accumulent à l’intérieur de la centrale.
TEPCO a également entrepris des travaux afin de réduire le niveau de rayonnement dans l’eau de mer à proximité de la centrale de Fukushima Daiichi. Elle a commencé à exploiter sans interruption deux appareils qui absorbent le césium à l’aide de la zéolite, une substance minérale. Les appareils sont installés près des prises d’eau des réacteurs des tranches 2 et 3, où des niveaux élevés de rayonnement avaient été détectés.
Ce mois‑ci, TEPCO commencera à recouvrir le bâtiment du réacteur de la tranche 1 de bâches de polyester afin d’empêcher que les éléments radioactifs ne se dispersent. Les réacteurs des tranches 1, 3 et 4, endommagés par des explosions d’hydrogène, continuent de rejeter dans l’atmosphère des éléments radioactifs. On craint que les précipitations à venir nuisent aux efforts déployés par les travailleurs et que l’eau de pluie soit contaminée par la radioactivité. Pour empêcher que cela ne se produise, TEPCO prévoit recouvrir de bâches de polyester les bâtiments des réacteurs.
Le Forum japonais de l’industrie atomique (FJIA) rapporte que le ministère de la Santé du Japon a affirmé que 23 autres travailleurs à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi pourraient avoir été exposés à plus de 100 millisieverts (mSv) de rayonnement. Le ministère à ordonné à TEPCO de libérer les travailleurs du service, déclarant que le fait de les maintenir en poste pourrait élever leur taux d’exposition au-delà de la limite temporaire de 250 mSv. TEPCO a reçu l’ordre de faire subir aux travailleurs des examens médicaux. Des rapports antérieurs ont révélé que deux travailleurs ont été exposés à plus de 600 mSv et que six autres pourraient avoir été exposés à un taux allant jusqu’à 500 mSv. TEPCO examine quelque 3 700 travailleurs du site de Fukushima Daiichi afin de déterminer leur taux d’exposition au rayonnement. Elle a jusqu’à la fin juin pour achever les examens et rendre des comptes au ministère de la Santé.
Les autorités municipales et le gouvernement central ont conjointement vérifié les taux de concentration du rayonnement dans un secteur de la ville de Date dans la préfecture de Fukushima, à quelque 60 kilomètres de la centrale nucléaire de Daiichi. Dans certains secteurs de la ville, les niveaux estimés de rayonnement accumulé ont déjà dépassé les normes d’évacuation étatiques établies en avril. Des taux de 2,92 microsieverts par heure ont été détectés à Kamioguni, un district de Ryozen. Le FJIA rapporte que, si les gens demeurent dans un tel environnement toute la journée durant 15 jours, le niveau de rayonnement excéderait 1 mSv, soit la limite annuelle recommandée par la Commission internationale de protection radiologique. La ville de Date ne fait pas partie de la zone d’évacuation désignée et continuera de mener ses propres enquêtes afin d’évaluer pleinement la situation.
Dix fournisseurs de services publics japonais exploitant des centrales nucléaires ont présenté à l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) des rapports sur les mesures prises en vue de gérer des accidents graves potentiels comme ceux qui se sont produits à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Ces mesures comprenaient notamment l’installation d’équipement permettant de créer des ouvertures dans les bâtiments de réacteurs afin d’évacuer l’hydrogène, l’utilisation d’instruments de mesure de la densité protonique à l’intérieur des bâtiments de réacteurs ainsi que l’utilisation de véhicules capables de produire de l’électricité afin d’activer des ventilateurs et de maintenir les communications dans les salles de commande. Les fournisseurs se procureront également des vêtements de protection spéciaux qui permettront aux travailleurs d’accomplir leurs tâches dans des environnements hautement radioactifs. Ils proposent de placer préalablement de l’équipement de construction lourde en vue de retirer les débris en cas d’explosion d’hydrogène. La NISA prévoit évaluer les mesures plus tard au cours de la semaine, à la suite de l’inspection des centrales nucléaires de l’ensemble du Japon.
La semaine prochaine, les représentants de différents pays se réuniront à Vienne, en Autriche, à l’occasion de la Conférence ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie atomique, où ils évalueront l’état d’avancement des leçons apprises et commenceront à établir une feuille de route concrète qui renforcera la sûreté nucléaire à la suite des événements survenus au Japon.
Jeudi le 9 juin 2011
Mise à jour de la CCSN – 16 h 15 HAE : La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) effectue les préparations finales en vue d’activer un équipement de purification spécial pour traiter les eaux usées radioactives de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. TEPCO a récemment mis à l’essai de l’équipement qui permettra d’extraire de l’eau les substances radioactives. Elle s’attend à ce que le système décontamine quotidiennement environ 1 200 tonnes d’eau qui seront ensuite transférées dans des réservoirs de stockage temporaires sur le site de Daiichi.
Les travailleurs de TEPCO ont achevé l’élimination des débris radioactifs à l’extérieur du bâtiment-réacteur de la tranche 3 dans le cadre du plan de nettoyage et de stabilisation qui a débuté le mois dernier. TEPCO prévoit injecter de l’azote gazeux dans l’enveloppe de confinement du réacteur de la tranche 3 afin d’empêcher d’autres explosions d’hydrogène. Elle installera également un système de refroidissement circulatoire destiné au réacteur de la tranche 3. Le mois dernier, les niveaux élevés de rayonnement détectés près de l’entrée de la tranche ont retardé ces travaux. Le personnel de TEPCO pénètrera bientôt dans le bâtiment afin de vérifier s’il y a des débris à l’intérieur et de surveiller les niveaux de rayonnement.
La chaîne CNN rapporte que le Nuclear Emergency Response Headquarters du Japon a affirmé le 6 juin que la plus récente évaluation de l’organisme indique qu’il y a eu fusion du cœur des réacteurs des tranches 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.
Les représentants et les ministres de l’Énergie de plus de 30 pays ont participé à des discussions sur la sûreté nucléaire organisées cette semaine à Paris par le gouvernement français. Les représentants ont convenu de renforcer la coopération en cas d’accident nucléaire en créant des équipes d’intervention transfrontières, étant donné que le rayonnement n’est pas confiné à l’intérieur des frontières lorsque survient un accident. Les participants étaient toutefois divisés sur la question de savoir dans quelle mesure les pays étaient autorisés à inspecter les dispositifs de sûreté nucléaire en place et les dispositions prises à cet égard par les pays voisins. Les pays qui abandonnent l’énergie nucléaire, comme la Suisse, ont défendu l’examen minutieux des systèmes de sûreté des pays voisins. Les pays en faveur du nucléaire, comme l’Inde, s’opposent à un système d’inspection obligatoire. Les discussions de Paris précèdent la conférence de haut niveau de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui débutera le 20 juin à Vienne. Pour consulter le rapport du gouvernement japonais déposé dans le cadre de la conférence ministérielle de l’AIEA sur la sûreté nucléaire et intitulé « The Accident at TEPCO’s Fukushima Nuclear Power Stations », cliquez ici: http://www.kantei.go.jp/foreign/kan/topics/201106/iaea_houkokusho_e.html. Ce rapport n’est disponible qu’en anglais.
Le Conseil de l’AIEA a convenu d’étudier les effets à long terme des déversements d’eau radioactive du site de Fukushima Daiichi dans l’environnement marin du Pacifique. L’Australie, la Corée du Sud et l’Indonésie dirigeront l’étude sur la pollution marine potentielle dans l’océan Pacifique et dans la mer de Chine orientale. L’équipe chargée de l’étude recueillera des échantillons de substances radioactives dans l’eau de mer et les comparera aux données recueillies avant l’accident nucléaire de Fukushima. L’étude débutera en juillet et durera quatre ans.
Vendredi le 3 juin 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 15 HAE : TEPCO a déclaré qu’une faible explosion rapportée le 31 mai près de la tranche 4 n’a causé aucun dommage aux installations de la centrale. Elle affirme que de l’équipement lourd télécommandé, qui retirait des débris du site, a endommagé une bouteille d’oxygène, la faisant exploser.
Kyodo News rapporte que la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) pourrait ne pas être en mesure de stabiliser les réacteurs endommagés sur le site de Fukushima Daiichi d’ici la fin de l’année, tel qu’elle l’avait prévu en avril. Des dommages additionnels à plusieurs systèmes, décelés récemment, ont poussé TEPCO à prévoir « d’importants retards dans les travaux ».
Le 31 mai, TEPCO a installé le premier système de refroidissement circulatoire sur le site de Fukushima depuis l’accident. Le système vise à refroidir efficacement l’eau de la piscine de désactivation du combustible usé du bâtiment du réacteur de la tranche 2. Des systèmes semblables entreront en fonction en juin pour les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1 et 3, et en juillet pour celle de la tranche 4.
Kazumasa Iwata, président du Japan Center for Economic Research, un groupe de réflexion privé, estime que le coût de l’accident de Fukushima Daiichi pourrait atteindre entre 71 et 259 milliards de dollars. Cette estimation comprend 54 milliards de dollars pour acheter tous les terrains dans un rayon de 20 kilomètres de la centrale, 8 milliards de dollars pour indemniser les résidants et entre 9 et 188 milliards de dollars pour mettre au rancart les réacteurs de Fukushima Daiichi. L’estimation réalisée par le Japan Center for Economic Research s’inscrit dans le cadre d’un sondage en cours de la Commission japonaise de sûreté nucléaire sur la catastrophe.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu une mission d’enquête sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et d’autres installations nucléaires japonaises. Le 1er juin, à Tokyo, le chef d’équipe Michael Weightman a présenté le rapport préliminaire. Ce rapport établit que le Japon a sous-estimé le danger que représentait le tsunami pour plusieurs centrales nucléaires. Il incite le gouvernement du Japon à évaluer correctement les risques liés à toutes les catastrophes naturelles, et à intégrer des mesures de protection dans la conception et l’exploitation des centrales nucléaires. Il ajoute que l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) devrait être indépendante et que son rôle devrait être clairement défini en fonction des normes de l’AIEA, afin que la NISA soit en mesure de répondre de façon appropriée aux catastrophes. M. Weightman a affirmé que l’accident de Fukushima offrait des leçons pouvant être communiquées à tous les pays.
Jeudi le 26 mai 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 35 HAE : À la suite de son annonce la semaine dernière de la fusion du cœur du réacteur de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi peu après le séisme du 11 mars, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) affirme que la fusion du cœur est survenue après que le séisme ait causé la défaillance du système de refroidissement du réacteur. Par conséquent, les barres de combustible ont fondu, perçant la cuve sous pression du réacteur et causant des dommages au confinement de la cuve du réacteur. On estime que certains trous ont un diamètre de plus de 10 cm. TEPCO déclare également que son analyse des données de la tranche 1 indique que la température de la cuve de confinement primaire s’est élevée à plus de 300°C, ce qui a endommagé les pièces de métal et de caoutchouc servant à sceller les joints de la cuve. TEPCO affirme que de l’eau hautement contaminée semble s’être échappée de ces sections endommagées.
TEPCO révèle que son analyse des données provenant des tranches 2 et 3 de Fukushima Daiichi montre qu’il est probable que les réacteurs de ces tranches ont également fait l’objet d’une fusion du cœur dans les jours qui ont suivi le séisme du 11 mars. TEPCO affirme qu’une défaillance du système de refroidissement du réacteur de la tranche 2, survenue trois jours après le séisme, a causé une chute considérable des niveaux d’eau. En ce qui concerne le réacteur de la tranche 3, TEPCO estime que les barres de combustible pourraient avoir fondu dès le soir du 15 mars, soit environ 100 heures après le séisme. Elle a ajouté que les deux réacteurs sont maintenant stables et qu’ils affichent des températures relativement basses.
Le Forum japonais de l’industrie atomique (FJIA) affirme que TEPCO a suspendu les travaux visant à transférer de l’eau hautement radioactive provenant des bâtiments du réacteur des tranches 2 et 3 vers des installations de stockage sur le site de Fukushima Daiichi afin que la réparation des lignes de transport d’électricité puisse être achevée. Une fois les travaux terminés, le transfert de l’eau de la tranche 2 reprendra. Le transfert de l’eau de la tranche 3 ne reprendra que lorsque TEPCO pourra déterminer l’espace de stockage disponible.
Le FJIA rapporte que TEPCO installera deux échangeurs de chaleur dans le bâtiment du réacteur de la tranche 2 afin d’abaisser la température de la piscine de désactivation du combustible usé. Un taux élevé d’humidité limite le temps que les travailleurs peuvent passer dans le bâtiment du réacteur. On croit que l’humidité résulte des températures élevées de la piscine de désactivation du combustible usé et de la vapeur provenant du bassin de suppression de pression. On estime que le bassin de suppression de pression pourrait avoir été endommagé par les explosions d’hydrogène à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.
TEPCO rapporte des niveaux élevés de césium 134 au-dessus du réacteur de la tranche 1, dans lequel on croit que la plupart des barres de combustible ont fondu. TEPCO a enregistré 360 Bq de césium 134 par mètre cube, soit 18 fois la limite permise dans le périmètre de la centrale. TEPCO a également enregistré des niveaux 7,5 fois plus élevés que la limite de césium 134 au-dessus du réacteur de la tranche 4, dont le cœur ne contient aucun combustible. Elle estime que la substance provient de la piscine de désactivation du combustible usé et du réacteur de la tranche 3. TEPCO affirme qu’elle mesurera bientôt les niveaux d’éléments radioactifs au-dessus des réacteurs des tranches 2 et 3. Elle prévoit aussi recouvrir les bâtiments de réacteur de bâches de polyester afin d’empêcher que les éléments radioactifs se dispersent davantage dans l’atmosphère.
Les dirigeants du Groupe des huit nations industrialisées (G8) discuteront de la sûreté nucléaire cette semaine à l’occasion de leur rencontre annuelle qui aura lieu à Deauville, en France.
Mardi le 17 mai 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 45 HAE : Le 12 mai, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a annoncé que le cœur du réacteur de la tranche 1 de Fukushima Daiichi a fait l’objet d’une fusion étant donné que la majeure partie des barres de combustible dans le cœur du réacteur ont fondu et sont tombées au fond de la cuve sous pression du réacteur. TEPCO tentait de déterminer pourquoi les niveaux d’eau diminuaient dans le réacteur et a découvert que le niveau du liquide de refroidissement du réacteur avait suffisamment baissé pour exposer complètement les barres de combustible nucléaire. TEPCO a également indiqué que des trous ont été percés dans la cuve sous pression du réacteur en raison de la fusion, et que l’enveloppe de confinement primaire a été endommagée. Il y aurait une importante fuite d’eau hautement radioactive dans le sous-sol du bâtiment du réacteur.
Le 15 mai, une nouvelle analyse des données par le personnel de TEPCO a été rendue publique. Elle indique que les dommages au réacteur de la tranche 1 se sont produits dans les 16 heures suivant le séisme du 11 mars. L’analyse indique en outre que le niveau d’eau dans la cuve sous pression du réacteur est tombé sous le niveau du combustible actif 4,5 heures après le séisme, ce qui aurait entraîné la fusion du combustible. À ce moment-là, le combustible a atteint 2 800 °C, et la fusion du cœur s’est produite si rapidement que les barres de combustible ont fondu et sont tombées au fond de la cuve sous pression du réacteur dès 6 h 50 (heure du Japon) le 12 mars.
À la suite de cette analyse récente, TEPCO a suspendu la mise en œuvre de son plan de refroidissement à long terme alors qu’elle procède à la réévaluation de ses mesures de prévention pour la tranche 1. Dans l’intervalle, TEPCO a accru le débit d’injection d’eau dans la tranche 1 à environ 8 à 10 tonnes d’eau par heure. Les températures ont conséquemment diminué, pour atteindre 110 °C dans la partie supérieure de la cuve sous pression du réacteur et 84 °C dans la partie inférieure.
TEPCO s’efforce de réparer des jauges dans les tranches 2 et 3 de Fukushima Daiichi afin de déterminer les niveaux exacts de l’eau dans les réacteurs. La société estime que les jauges pourraient indiquer des niveaux d’eau inexacts, à l’instar de la situation ayant touché la tranche 1 la semaine dernière. Le pire scénario serait que les barres de combustible aient été exposées dans les tranches 2 et 3 et qu’il s’y soit produit une fusion du cœur des réacteurs.
TEPCO a révélé que des activités visant à transférer de l’eau hautement radioactive accumulée dans le bâtiment de la turbine de la tranche 3 de Daiichi ont causé la contamination radioactive de l’océan situé à proximité. Le 11 mai, on a détecté de l’eau à forte teneur en césium 134 et 137, dépassant des milliers de fois les limites prévues par l’État, s’échappant d’une fosse jusqu’à l’océan près de la prise d’eau de la tranche 3. TEPCO a affirmé que la fuite, qui provenait d’un tuyau souterrain lié à la fosse, a été colmatée.
TEPCO croit que l’explosion du 15 mars dans la tranche 4 pourrait avoir été causée par l’hydrogène provenant du réacteur de la tranche 3. Des conduits joignent les deux réacteurs à un tuyau d’échappement commun. TEPCO croit que, au moment où elle a procédé à l’éventage du gaz provenant de la tranche 3 par l’intermédiaire du conduit, de l’hydrogène pourrait s’être infiltré dans le bâtiment du réacteur de la tranche 4. Elle fonde cette hypothèse sur une analyse de photos de la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 4 prises en avril, qui révèlent que les barres de combustible n’avaient pas été endommagées.
La Compagnie d’électricité de Chubu, qui exploite la centrale nucléaire d’Hamaoka, a procédé à l’arrêt de la tranche 4 d’Hamaoka le 13 mai et de la tranche 5 le 15 mai conformément à la demande du gouvernement du Japon. Les cinq réacteurs d’Hamaoka demeureront en état d’arrêt sûr tout au long des travaux qui auront lieu durant les deux prochaines années afin de protéger la centrale nucléaire des séismes de magnitude élevée.
Le Forum japonais de l’industrie atomique rapporte que, suivant le séisme et pour d’autres raisons, le Japon procède à l’arrêt de tellement de réacteurs que seulement le tiers des 54 réacteurs de puissance nucléaires du pays seront opérationnels d’ici la fin de mai. Le séisme et le tsunami du 11 mars ont causé l’arrêt de 14 réacteurs, y compris ceux de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. De plus, 19 autres réacteurs sont actuellement en état d’arrêt, parce qu’ils font l’objet d’inspections normales ou le feront bientôt. Cinq autres réacteurs seront mis à l’arrêt au cours des prochains mois en raison d’inspections planifiées. Si les services publics japonais maintiennent ces 40 réacteurs en état d’arrêt, près des trois-quarts des réacteurs du Japon auront été arrêtés cet été.
Mercredi le 11 mai 2011
Mise à jour de la CCSN – 15 h 40 HAE : Le 8 mai, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a ouvert le sas du bâtiment-réacteur de la tranche 1 de Fukushima afin d’entreprendre l’éventage contrôlé de l’air. Le but de cette opération est de rendre l’atmosphère à l’intérieur du bâtiment suffisamment sécuritaire pour que les travailleurs puissent construire une boucle de refroidissement du cœur à long terme (un aspect de l’étape 1 du plan de stabilité à long terme de TEPCO). L’éventage a duré environ huit heures, et quelques 3 200 m3 d’air radioactif ont été rejetés par heure. Les conditions environnementales étaient favorables au moment de l’évacuation de l’air, étant donné que le vent soufflait vers le large. L’augmentation de la dose totale à la suite de cette opération devrait être minimale : entre 0,0004 et 0,0009 millisieverts (mSv) selon une modélisation effectuée par TEPCO et l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA).
Le même jour, le personnel de TEPCO est entré à l’intérieur du bâtiment-réacteur de la tranche 1 afin de mesurer le rayonnement et d’examiner certains secteurs pour la première fois depuis l’explosion d’hydrogène survenue le lendemain du séisme et du tsunami du 11 mars. NISA rapporte que les mesures prises à l’intérieur varient considérablement, allant de 40 mSv/h à un maximum de 700 mSv/h en un endroit. NISA affirme que TEPCO doit trouver une façon de protéger ses travailleurs de l’exposition au rayonnement à l’intérieur du bâtiment afin que puissent débuter les travaux en vue de rétablir le refroidissement à long terme du réacteur.
Le Forum japonais de l’industrie atomique rapporte que TEPCO a détecté de hauts niveaux de strontium radioactif dans le sol de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Jusqu’à 570 becquerels de strontium 90 par kilogramme de sol sec ont été détectés dans des échantillons prélevés le 18 avril et provenant de trois sites situés à environ 500 mètres des tranches 1 et 2. Le Centre japonais d’analyses chimiques indique que les niveaux actuels de strontium ne constituent pas un risque pour la santé des travailleurs de la centrale qui portent un masque. Le gouvernement du Japon affirme qu’il surveillera la présence de strontium au fil des travaux à Fukushima.
La Compagnie d’électricité de Chubu a accepté de procéder à l’arrêt de la centrale nucléaire d’Hamaoka, située dans la partie centrale du Japon, durant deux ans, « jusqu’à ce que des mesures de protection à moyen et à long terme de la centrale puissent être mises en œuvre afin de contrer les séismes de magnitude 8 ».
Dans le cadre de sa demande visant à ce que les activités à Hamaoka soient suspendues, le gouvernement du Japon a cité les recommandations d’un groupe d’experts scientifiques administré par le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie (MEXT). Le groupe d’experts estime à 87 % la probabilité que survienne un séisme de magnitude 8,0 ou plus élevée dans la région d’Hamaoka d’ici les 30 prochaines années. Toutes les centrales nucléaires japonaises sont minutieusement examinées afin de vérifier leur capacité à éviter une catastrophe semblable à celle survenue à Fukushima en cas de panne électrique totale, soit le résultat très probable d’un puissant séisme ou tsunami.
Vendredi le 6 mai 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 00 HAE : Selon l’évaluation du rapport de la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA), près de 70 000 tonnes d’eau stagnante hautement radioactive doivent encore être retirées du sous-sol du bâtiment de la turbine des tranches 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le transfert d’eau stagnante du bâtiment de la turbine de la tranche 2 vers les installations de traitement des déchets radioactifs a repris.
TEPCO a actualisé le pourcentage estimé du dommage au cœur des tranches 1, 2 et 3 par rapport aux valeurs déterminées le 15 mars : tranche 1 – 55 % de dommage au cœur (par rapport à 70 % auparavant); tranche 2 – 35 % de dommage au cœur (par rapport à 30 % auparavant); tranche 3 – 30 % de dommage au cœur (par rapport à 25 % auparavant). Il s’agit de la révision d’une évaluation, et non de changements récents dans l’état du cœur des réacteurs.
De l’eau douce est continuellement injectée dans la cuve sous pression du réacteur de la tranche 1 au moyen du circuit d’eau d’alimentation à un débit de 6 m3/h grâce à une pompe électrique temporaire alimentée hors site. De même, de l’eau douce est continuellement injectée dans la cuve sous pression du réacteur des tranches 2 et 3 au moyen du système d’extinction d’incendie à un débit de 7 m3/h grâce à des pompes électriques temporaires alimentées hors site.
Vers la fin de la semaine dernière, TEPCO a vérifié l’état de l’intérieur du bâtiment du réacteur de la tranche 1 au moyen d’un robot télécommandé et a confirmé qu’il n’y avait pas de fuite importante d’eau en provenance de l’enceinte de confinement primaire. On continue d’injecter de l’azote dans l’enceinte de confinement de la tranche 1 afin de réduire la possibilité que l’hydrogène s’enflamme à l’intérieur de l’enceinte. La pression dans la cuve sous pression du réacteur continue d’augmenter.
On continue de déployer des efforts en vue de refroidir les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1, 2, 3 et 4 en les aspergeant d’eau douce. Les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 5 et 6 sont sous contrôle, leurs systèmes de refroidissement étant pleinement opérationnels.
Des colonnes et des murs en béton de renforcement seront érigés dans la tranche 4 afin d’aider à supporter le poids de l’eau dans le bâtiment endommagé. Une digue côtière temporaire sera également érigée près des tranches 3 et 4 afin de protéger le site contre d’autres inondations, à hauteur de 10 mètres.
Le ministère japonais de la Santé, du Travail et du Affaires sociales a rapporté que du 19 mars au 3 mai, 2 461 échantillons de produits alimentaires ont été prélevés dans 18 préfectures différentes. La présence de radioactivité au-dessus des valeurs prévues par la réglementation japonaise a été détectée dans 9 % des échantillons provenant de 6 préfectures, soit Chiba, Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi et Tokyo. Les restrictions sur la distribution ou la consommation de lait et de types particuliers de légumes demeurent en vigueur pour la préfecture de Fukushima et pour les villes de Kitaibaraki et Takahagi, situées dans la préfecture d’Ibaraki.
Vendredi le 29 avril 2011
Mise à jour de la CCSN –14 h 45 HAE: En général, la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeure très grave, mais on observe une reprise de certaines fonctions, comme l’alimentation électrique et linstrumentation.
Le 21 avril, le secrétaire général du Cabinet, Yukio Edano, a annoncé l’établissement d’une zone interdite dans un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. M. Edano a également redéfini la délimitation de la zone d’évacuation autour de la centrale de 10 km à 8 km, et a annoncé que l’ordre d’évacuation relatif à l’incident qui s’est produit à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi serait levé dans les régions situées à plus de 8 km.
Les conditions des tranches 1 à 4 de la centrale de Daiichi demeurent relativement stables. Comme les systèmes de refroidissement ont fait défaut et occasionné des dommages considérables au cœur des réacteurs, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) continue d’injecter de l’eau douce dans les cuves sous pression du réacteur des tranches 1 à 3, et dans la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 4. On a augmenté le débit d’injection d’eau dans la tranche 1 de 6 mètres cubes à l’heure à 14 mètres cubes à l’heure afin de déterminer la quantité d’eau nécessaire pour inonder le cœur du réacteur. TEPCO poursuit l’injection d’azote dans l’enceinte de confinement primaire du réacteur afin de réduire la possibilité que se produisent d’autres explosions en raison de la présence d’hydrogène. On planifie également commencer l’injection d’azote dans les tranches 2 et 3.
TEPCO surveille les niveaux à la hausse d’eau hautement radioactive dans les tunnels situés sous les tranches 1 à 4, mais ne peut retirer l’eau avant l’achèvement d’une seconde installation de traitement des déchets à la fin de juin.
Le 25 avril, les pompes électriques temporaires qui injectent l’eau dans les cuves sous pression du réacteur des tranches 1, 2 et 3 ont été débranchées de la source d’alimentation électrique hors site et branchées temporairement à des génératrices au diesel. Elles sont de nouveau alimentées par la source d’alimentation électrique hors site.
Mercredi le 20 avril 2011
Mise à jour de la CCSN – 13 h 30 HAE: Le 17 avril, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a présenté sa « feuille de route vers la restauration après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi » en vue de refroidir les réacteurs endommagés et de réduire considérablement les rejets de rayonnement à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Cette feuille de route détaille 63 mesures à prendre en deux étapes pour stabiliser la centrale d’ici six à neuf mois.
TEPCO estime qu’environ 67 500 tonnes d’eau radioactive s’est accumulée à la centrale. On prévoit que ce volume augmentera tandis que davantage d’eau est injectée dans les réacteurs afin de les refroidir.
Quelque 25 000 tonnes d’eau hautement contaminée s’est accumulée dans le sous‑sol du bâtiment de la turbine et dans un tunnel de la tranche 2. Avant de retirer l’eau hautement radioactive de la tranche 2, TEPCO a scellé les fissures des ouvrages longitudinaux entourant l’installation et a pris d’autres mesures pour empêcher l’eau contaminée de s’écouler dans l’océan. TEPCO a entrepris les travaux le 19 avril, suivant l’approbation des procédures et des mesures de sûreté par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA). Elle estime qu’il lui faudra environ 26 jours pour transférer 10 000 tonnes d’eau vers l’installation de gestion des déchets située près de la tranche 4.
Lundi, TEPCO a annoncé que des robots téléguidés avaient détecté de hauts niveaux de rayonnement à l’intérieur des bâtiments-réacteur des tranches 1, 2 et 3. Dimanche et lundi, la compagnie s’est servie de robots américains pour mesurer le rayonnement et prendre des photos de l’intérieur des bâtiments-réacteur. Il s’agit des premières données obtenues de l’intérieur des bâtiments depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. TEPCO souhaite repérer des zones pouvant être décontaminées afin d’aller de l’avant avec son calendrier et stabiliser la centrale nucléaire.
TEPCO a également annoncé qu’elle commencera à asperger d’une émulsion polymère les débris se trouvant sur le site de Fukushima Daiichi, dès mardi prochain, afin de mettre un terme à la dispersion du rayonnement dans l’air. La compagnie fait l’essai de l’émulsion sur le site depuis le 1er avril. Cette dernière solidifie les débris et aidera à conserver un niveau de rayonnement relativement faible. TEPCO souhaite achever l’aspersion de l’ensemble du site de la centrale d’ici la fin de juin. À ce moment, elle prévoit couvrir les bâtiments-réacteur de vastes toiles servant de filtres et permettant d’empêcher que les matières radioactives se dispersent davantage.
Mercredi le 13 avril 2011
Mise à jour de la CCSN – 14 h 15 HAE: Dans l’ensemble, la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeure sérieuse mais on assiste à certains progrès, notamment en ce qui concerne l’alimentation électrique et les instruments des salles de commande des réacteurs touchés.
Le Japon fait encore l’objet de plusieurs répliques sismiques depuis le séisme de magnitude 9 et le tsunami du 11 mars 2011, qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. À ce jour, aucune de ces répliques – certaines de magnitude supérieure à 6,6 –, n’a eu de répercussions majeures sur les efforts de restauration qui se poursuivent au site de Daiichi.
La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a colmaté avec succès la brèche qui laissait échapper de l’eau radioactive de la tranche 2 dans l’océan à l’aide de « verre liquide ». Il faut noter également l’expansion de la zone d’évacuation entourant le site de Daiichi de 20 km à 30 km, de même que l’utilisation efficace d’un agent limitant la dispersion afin de prévenir que les matières radioactives présentes au sol ne soient dispersées par les activités menées sur le site.
Le 12 avril, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a annoncé que la classification de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi était haussée du niveau 5 au niveau 7 sur l’Échelle internationale des événements nucléaires (INES). Quoique certains médias aient fait état d’une comparaison avec l’accident de Tchernobyl, de niveau 7 également, cette comparaison doit être analysée avec une extrême précaution. Les autorités japonaises ont confirmé qu’il s’agit d’une évaluation postévénement qui se fonde sur des données plus précises de la quantité de contamination radioactive rejetée au cours des premiers jours de la crise, et qui n’indique pas des prévisions plus pessimistes de la situation dans l’avenir. Les niveaux de radioactivité dans l’environnement demeurent très faibles à l’extérieur des alentours immédiats de la centrale nucléaire. Les autorités japonaises ont également rapporté que la quantité totale de contamination radioactive rejetée par la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne représente que 10 % de celle de Tchernobyl.
La nouvelle classification INES ne représente pas un risque ou une menace mais plutôt une évaluation de la sévérité de l’événement fondée sur l’analyse des données existantes.
Pour plus de renseignements
- L'échelle INES de l'AIEA (PDF, en anglais seulement, source : site Web de l'AIEA)
- Événements radiologiques et nucléaires (source : site Web de Santé Canada)
Mardi le 5 avril 2011
Mise à jour de la CCSN – 16 h 15 HAE: La situation à la centrale de Fukushima Daiichi a très peu changé. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) concentre ses efforts sur l’évacuation de l’eau hautement contaminée qui entrave la poursuite des travaux sur le site.
Deux tentatives visant à arrêter le flot d’eau hautement contaminée provenant de la tranche 2 et s’échappant dans l’océan se sont soldées par un échec. TEPCO a déterminé que le puits d’où s’échappe l’eau doit être asséché afin que les travaux de colmatage puissent être menés à terme.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a annoncé que le gouvernement du Japon a donné le feu vert à TEPCO pour déverser 11 500 tonnes d’eau faiblement contaminée dans l’océan afin de disposer de plus d’espace pour le stockage de l’eau hautement contaminée dans le sous-sol du bâtiment de la turbine de la tranche 2. Le déversement a commencé le 4 avril. TEPCO déversera aussi 1 500 tonnes d’eau faiblement contaminée provenant du puits du drain souterrain des tranches 5 et 6 afin de prévenir qu’elle s’échappe dans les bâtiments-réacteur et qu’elle endommage ainsi l’équipement de sûreté. Les tranches 5 et 6 sont en arrêt froid et considérées stables.
Dans le cadre de l’examen de la Convention sur la sûreté nucléaire de l’AIEA le 4 avril, à Vienne, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA), de même que le ministère japonais de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT), TEPCO, et la Commission de sûreté nucléaire du Japon ont présenté un exposé technique exhaustif de la situation à la centrale de Fukushima Daiichi et de leur réponse à la catastrophe au États membres de l’AIEA. La CCSN dirige la délégation canadienne présente à l’examen de la Convention, avec l’appui d’autres agences et ministères fédéraux et du secteur nucléaire canadien.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a également donné une présentation sur les mesures d’atténuation qui devront obligatoirement être prises par toutes les centrales nucléaires japonaises afin de réduire la possibilité d’un événement semblable à celui de Fukushima.
Les États membres de l’AIEA sont particulièrement intéressés par les conséquences de l’accident de Fukushima sur l’environnement marin à l’extérieur de la côte japonaise. TEPCO a estimé que le pire scénario dans le cas d’une dose de rayonnement annuelle pour un membre du public serait de 600 microsieverts en raison de l’ingestion d’algues de mer et de fruits de mer recueillis près de la zone de déversement, et ce, quotidiennement, pour une année.
Samedi le 2 avril 2011
Mise à jour de la CCSN - 16 h 45 HAE :La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a rapporté qu’elle a détecté de l’eau contaminée dont la dose de rayonnement dépasse 1 000 mSv/h dans la chambre de tirage où sont entreposés des câbles d’alimentation, près de la conduite d’amenée de la tranche 2.
D’après des rapports préliminaires récents, TEPCO a décelé une fissure de 8 pouces dans le puits de confinement de la tranche 2, une fissure qui pourrait constituer une voie de rejet venant du site du réacteur vers l’océan. TEPCO s’apprête à verser du ciment dans le puits de confinement de la tranche 2 afin d’obturer la fissure. On croit que d’autres fissures semblables existent, et les efforts se poursuivent afin de les trouver et les colmater.
TEPCO poursuit ses efforts concernant les tranches 1 à 4 de la centrale de Fukushima Daiichi afin de refroidir les réacteurs et les piscines de désactivation du combustible usé en injectant de l’eau douce dans les réacteurs et en aspergeant d’eau les piscines de désactivation du combustible usé de ces tranches.
La Commission canadienne de sûreté nucléaire continue de surveiller étroitement la situation au Japon, et travaille en collaboration constante avec d’autres agences et ministères du gouvernement fédéral, ses homologues internationaux et l’Agence internationale de l’énergie atomique. Nous diffuserons des mises à jour additionnelles au fur et à mesure du déroulement d’événements importants.
Vendredi le 1er avril 2011
Mise à jour de la CCSN - 14 h 45 HAE : L’injection d’eau douce dans les cuves de réacteur et l’aspersion des piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1‑4 se poursuivent à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le volume d’eau contaminé sur le site, déjà considérable, augmente en raison de ces activités.
Les travailleurs de la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) poursuivent leurs efforts en vue de retirer, à l’aide de pompes, l’eau contaminée des bâtiments des turbines et des tunnels pour la stocker dans les réservoirs disponibles. La TEPCO examine diverses options pour le stockage à long terme de cette eau.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a réprimandé la TEPCO concernant son incapacité d’assurer la sûreté des travailleurs à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, en particulier en raison d’une pénurie de détecteurs de rayonnement ou dosimètres.
Le général Ryoichi Oriki, chef d’état‑major Joint Staff Office des Forces japonaises d’autodéfense, a annoncé que 140 membres de l’équipe d’intervention en cas d’urgence du corps des Marines des États-Unis seront déployés au Japon. La Chemical Biological Incident Response Force n’entreprendra pas immédiatement ses activités, mais se préparera en vue d’imprévus qui pourraient survenir à la centrale nucléaire problématique de la TEPCO dans la préfecture de Fukushima.
À l’aide de données provenant d’instruments canadiens déployés à Tokyo et du réseau de surveillance de l’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO) au Japon, un spécialiste canadien du rayonnement collaborant avec la Fukushima Accident Coordination Team de l’AIEA a été en mesure de déterminer que la dose moyenne de rayonnement provenant de l’incident de Fukushima qu’a reçu le public à Tokyo à ce jour s’élève à moins de 75 microSievert. Cette donnée doit être comparée à la dose annuelle limite de 1000 microSievert provenant de sources artificielles que peut recevoir le public.
REMARQUE
La présente constitue la dernière mise à jour quotidienne de la CCSN concernant la crise nucléaire au Japon. La CCSN publiera de nouvelles mises à jour si des faits nouveaux dignes de mention surviennent.Jeudi le 31 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 14 h 10 HAE : La situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeure très grave. Le principal obstacle au rétablissement complet du refroidissement des tranches 1 à 3 et des piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1 à 4 est la présence d’eau contaminée dans le sous-sol des bâtiments de la turbine et dans les tranchées.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) rapporte que l’évacuation de l’eau de la tranche 1 progresse, mais indique que le condenseur est maintenant plein. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) tente de trouver d’autres emplacements pour le stockage de l’eau.
Lors de sa séance d’information technique du 30 mars, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé que le cœur du réacteur de la tranche 2 était « gravement endommagé ».
Les comptes rendus faisant état d’un incendie à la centrale de Fukushima Daini n’ont pas été confirmés.
Il semble que les médias qui ont rapporté que l’AIEA a demandé au Japon d’élargir la zone d’évacuation aient mal interprété la déclaration de Denis Flory, directeur général adjoint de l’AIEA (Sûreté et sécurité nucléaires), concernant les valeurs accrues des débits de dose de rayonnement et de contamination décelées dans un secteur très restreint près du village d’Iitate (préfecture de Fukushima), à 40 kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire. Selon M. Flory, « une première analyse indique qu’un des seuils opérationnels de l’AIEA en ce qui concerne l’évacuation est dépassé dans le village d’Iitate. Nous avons conseillé (au Japon) d’évaluer soigneusement la situation. On nous a répondu que la situation fait déjà l’objet d’une évaluation. »
Le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a annoncé hier que le Secrétariat de l’AIEA entreprendra une mission d’évaluation au Japon dès que l’Agence aura accès au site de Fukushima Daiichi. Plusieurs autres missions suivront à long terme, et comprendront notamment un élément d’examen par les pairs.
Le Japon et la France ont convenu de coopérer en vue d’établir de nouvelles normes internationales de sûreté nucléaire d’ici la fin de l’année. Cette entente a été conclue au cours de discussions entre le premier ministre japonais, Naoto Kan, et le président de la République française, Nicolas Sarkozy, qui ont eu lieu à Tokyo. Lors d’une conférence de presse conjointe après leur rencontre, les deux dirigeants ont déclaré que les questions nucléaires seront une priorité du Sommet du Groupe des Huit qui se tiendra à la fin de mai dans le nord-ouest de la France et auquel participeront également les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Royaume-Uni et de la Russie.
Mercredi le 30 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 14 h 50 HAE : Il n’y a eu aucun fait nouveau d’importance à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au cours des 24 dernières heures.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) demeure préoccupée par l’eau très contaminée qui se trouve au sous-sol des bâtiments de la turbine des tranches 1 à 3. La nécessité de retirer l’eau occasionne des retards considérables et qui pourraient être problématiques dans le rétablissement du système de refroidissement de ces réacteurs.
On remet en question la possibilité de maintenir l’intégrité de la cuve du réacteur des tranches 2 et 3 à ce moment-ci. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) rapporte que la pression dans la cuve du réacteur et dans l’enceinte de confinement primaire de la tranche 1 a diminué au cours des 24 dernières heures.
Les commandants des Forces japonaises d’autodéfense sur place indiquent qu’on prévoit actuellement pomper l’eau contaminée se trouvant dans les sous-sols vers les puits de condenseur ou d’autres réservoirs disponibles sur le site, tandis qu’on cherche des solutions de stockage temporaire à plus long terme et qu’on prend des mesures à cet égard.
Le premier spécialiste en dosimétrie et en radioprotection externe, des Laboratoires de Chalk River d’Énergie atomique du Canada limitée, s’est joint au sous-groupe chargé de la radioprotection de la Fukushima Accident Coordination Team (FACT) de l’AIEA. D’autres experts, du Royaume-Uni et peut-être de la France, doivent se joindre à la FACT plus tard cette semaine. Vladimir Khotylev, un spécialiste de la physique des réacteurs de la Commission canadienne de sûreté nucléaire fera également partie de la FACT aujourd’hui.
Dans le cadre des efforts visant à empêcher que la crise nucléaire en cours à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne se reproduise, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a ordonné aux sociétés de service public japonaises de prendre, d’ici un mois, les mesures de préparation nécessaires à une perte d’alimentation électrique de leurs réacteurs nucléaires si elles étaient frappées par un tsunami plus important que prévu. La NISA a demandé aux sociétés de service public d’assurer la disponibilité de sources d’alimentation montées sur des véhicules, de déployer des camions à incendie afin de fournir de l’eau pour les réacteurs, de mettre au point une procédure de gestion des situations d’urgence au moyen de tels véhicules, et de mener des exercices et manœuvres.
TEPCO a concédé qu’elle ne réutilisera pas les quatre réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi alors que le pays s’efforce de contrôler la crise nucléaire plusieurs semaines après que soient survenus les puissants séisme et tsunami. « Nous n’avons d’autre choix que de cesser d’utiliser les tranches 1 à 4 si nous envisageons leur état de façon objective », a déclaré Tsunehisa Katsumata, le président de la société, à l’occasion d’une conférence de presse. TEPCO a affirmé qu’elle s’efforcerait de demeurer rentable et d’éviter la nationalisation, malgré le coût significatif des dédommagements liés à la catastrophe nucléaire et son impact négatif sur sa santé financière.Mardi le 29 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 15 h 15 HAE : Le 28 mars, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a annoncé les résultats des échantillonnages de sol du site, dans lesquels on a détecté de petites quantités de plutonium provenant selon toute vraisemblance de l’accident de Fukushima. La découverte d’éléments lourds, comme le plutonium, revêt une importance, car elle démontre que la matière de l’enceinte de confinement qui a été éventée ou qui a fui des piscines de désactivation du combustible usé n’est pas constituée uniquement de gaz radioactifs ou d’isotopes solubles. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) rapporte que la quantité de plutonium détectée ne dépasse pas les niveaux naturels surveillés par le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie du Japon au cours des 30 dernières années.
La hausse constante de la température et de la pression dans la cuve du réacteur et dans l’enceinte de confinement primaire de la tranche 1 est une source de préoccupation. TEPCO a accru le flux d’eau douce injecté dans la cuve sous pression du réacteur, ce qui a permis d’abaisser légèrement la température. TEPCO indique également que les niveaux de rayonnement à l’intérieur du puits sec de l’enceinte de confinement primaire de la tranche 1 augmentent. Ces faits nouveaux semblent montrer qu’un éventage sera nécessaire. Les experts estiment que le conduit normal d’éventage de la tranche 1, c’est‑à‑dire la cheminée et les filtres, est sans doute utilisable. Il devrait être possible de contrôler l’éventage, c’est‑à‑dire que les responsables de TEPCO et les commandants des Forces japonaises d’autodéfense sur place peuvent décider de procéder à l’éventage lorsque les conditions météorologiques sont favorables.
Les travaux visant à rétablir les activités normales de refroidissement des tranches 1 à 3 et des piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1 à 4 de Fukushima Daiichi se poursuivent. Dans l’immédiat, l’eau contaminée qui se trouve dans les sous‑sols des bâtiments de la turbine et dans les tranchées des tranches 1 à 4 pose un problème. TEPCO installe dans ces endroits les câbles électriques et les câbles d’instruments destinés à l’équipement situé dans le bâtiment du réacteur. Les travailleurs doivent pomper l’eau qui s’y trouve et devront trouver un moyen d’évacuer constamment l’eau jusqu’à ce les travaux électriques soient complétés et que les pompes et autres équipements du bâtiment du réacteur soient réparés.
Les tranchées susmentionnées, qui contiennent les conduits et câbles électriques liés aux bâtiments de la turbine, partent des bâtiments des réacteurs et s’arrêtent à environ 50 à 75 mètres de la mer. TEPCO a pris des mesures pour veiller à ce que l’eau qui s’y trouve ne s’écoule pas dans la mer. Tel qu’il a été annoncé hier, TEPCO retire à l’aide de pompes l’eau du bâtiment de la turbine et de la tranchée de la tranche 1 et la dirige dans le condenseur du réacteur. Elle tente de déterminer où l’eau contaminée des trois autres tranches sera stockée.
L’AIEA fait état d’autres mesures de surveillance environnementale, y compris les premières analyses de radioactivité dans les organismes marins. À ce chapitre, les résultats sont encourageants. Les anchois de la préfecture de Chiba sont les seuls organismes affichant la présence de césium 137. Le niveau de césium 137 était à peine détectable et se situait plus de 100 fois sous la limite réglementaire relative à la consommation.
Remarquant que la crise à Fukushima constituait un important défi pour l’AIEA et la communauté mondiale, le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a affirmé qu’il était crucial de tirer les leçons qui s’imposent de ce qui s’est produit le 11 mars et par la suite, afin de renforcer la sûreté nucléaire dans le monde entier. M. Amano a annoncé la tenue, à Vienne, d’ici la fin du printemps, d’une conférence de haut niveau de l’AIEA sur la sûreté nucléaire.Lundi le 28 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 12 h 15 HAE : Le 27 mars, à 7 h 24 (heure du Japon), un séisme d’une magnitude de 6,5 s’est produit au large de la côte Est de l’île de Honshu, près de la centrale nucléaire d’Onagawa. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) note que les tranches de la centrale d’Onagawa sont en arrêt froid et que les mesures du rayonnement sur le site sont normales. On ne rapporte aucun dommage additionnel aux centrales nucléaires de Fukushima Daiichi, Fukushima Daini ou de Tokai.
L’intervention d’urgence se poursuit à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le personnel de la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) et d’autres intervenants s’efforcent de maintenir les activités de refroidissement des réacteurs et des piscines de désactivation du combustible usé afin d’empêcher que la fuite de matières radioactives s’aggrave. Le volume d’eau douce disponible sur place était à la baisse, mais deux barges de la US Navy transportant quelque deux millions de litres d’eau sont arrivées sur le site et ont été raccordées aux pompes à eau.
Les activités de refroidissement de la cuve sous pression du réacteur des tranches 1 à 3 et des piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1 à 4 se poursuivent. La pression et la température à l’intérieur de la tranche 1 continuent d’augmenter lentement. La température de la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 2 a considérablement diminué au cours des 24 dernières heures.
TEPCO s’efforce de trouver une façon d’éliminer l’eau contaminée des bâtiments de la turbine des tranches 1 à 4, où se trouve de l’équipement essentiel aux activités de refroidissement. Pour ce qui est de la tranche 1, les travailleurs pompent l’eau contaminée dans le condenseur. Toutefois, on rapporte que cette méthode ne fonctionnera pas pour les tranches 2 à 4. L’AIEA affirme que le condenseur de la tranche 2 est « plein » et que l’information n’est pas disponible en ce qui concerne les tranches 3 et 4.
TEPCO a présenté ses excuses à la suite de « l’erreur de calcul » dans l’analyse de l’eau contaminée de la tranche 2 hier, indiquant que de nouveaux tests ont déterminé que les niveaux de rayonnement étaient 100 000 fois plus élevés que la normale. (TEPCO avait à l’origine affirmé qu’ils étaient 10 millions de fois plus élevés.)
Le secrétaire général du Cabinet, Yukio Edano, a déclaré que l’eau contaminée dans la tranche 2 résultait de la fusion partielle du cœur du réacteur. Affirmant qu’il s’agissait d’un incident « très malheureux », M. Edano a ajouté que le pic de rayonnement semblait restreint à la tranche 2. Dans l’intervalle, les mesures des débits de dose dans les environs du site de la centrale de Fukushima Daiichi, à l’extérieur des bâtiments des réacteurs et de la turbine, continuent de diminuer.
De nouvelles analyses ont permis de déceler des niveaux d’iode 131 au-delà de la normale au large des côtes, au nord du site, et l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) affirme que de l’eau radioactive provenant de la centrale pourrait s’écouler directement dans l’océan. Les dernières données recueillies à 30 km au large des côtes démontrent que les concentrations d’iode 131 et de césium 137 diminuent.
Nous n’avons reçu aucune nouvelle information concernant la présence d’iode 131 dans les préfectures voisines de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ni concernant l’échantillonnage d’eau potable au cours des 24 dernières heures. Des rapports de l’AIEA sur l’échantillonnage du sol autour de la centrale de Fukushima Daiichi indiquent que les plus grandes concentrations d’iode 131 et de césium 137 se trouvent au nord‑ouest du site.Dimanche le 27 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 13 h 55 HAE : Les derniers rapports officiels fournis par le Incident and Emergency Centre (IEC) de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) laissent entrevoir peu de changements à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi depuis hier.
L'éclairage dans les salles de commande des tranches 1 à 3 a été rétabli, de même que certains instruments aux tranches 1, 2 et 4; plus précisément les indicateurs de niveau d'eau dans les bacs à trop-plein des piscines de stockage du combustible épuisé de ces tranches. L'AIEA signale qu'une fumée blanche s'échappe toujours des tranches 1 à 4.
De l'eau douce continue d'être déversée dans les caissons de réacteur des tranches 1 à 3, même s'il a été signalé que l'approvisionnement en eau douce sur le site avait beaucoup diminué. On attend deux barges de la US Navy contenant chacune plus de 1,3 million de litres d'eau douce au début de la semaine qui vient.
La Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) confirme que de l'eau très contaminée a été détectée dans les sous-sols des turbines des tranches 1 à 3; cependant, il n'y a aucune explication formelle pouvant identifier la source du problème. L'Agence internationale de l'énergie atomique indique que TEPCO a commencé à pomper de l'eau de la turbine de la tranche 1 jusqu'à ses principaux condenseurs et qu'elle se prépare à faire la même chose aux tranches 2 et 3. (Dans une centrale nucléaire, la principale fonction d'un condenseur est de provoquer la condensation et de récupérer la vapeur qui s'échappe de la turbine.)
Il n'y a pas de nouveaux renseignements à signaler concernant la surveillance environnementale du milieu marin. En ce qui touche les dépôts quotidiens d'iode 131 dans les préfectures à proximité de la centrale, peu de changements se sont produits au cours des 24 dernières heures.
À la centrale de Fukushima Daiichi, les niveaux de rayonnement atmosphérique continuent de diminuer de façon graduelle. Les niveaux de rayonnement détectés à Tokyo montrent également une légère baisse comparativement à hier.
Il n'y a plus de restrictions en vigueur pour la consommation de l'eau potable à Tokyo pour le moment. Seulement l'une des trois usines de traitement des eaux où des tests ont été effectués dans la région de Tokyo le 27 mars, soit Asaka, présentait des niveaux de contamination radioactive. Par contre, ces niveaux étaient bien inférieurs à la limite pour nécessiter d'émettre des avis sanitaires. Il n'y a pas eu de niveaux de contamination détectables aux usines de Kanamachi et d'Ozaku.Samedi le 26 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 15 h 00 HAE : Il n'y a pas eu de changements majeurs à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi depuis hier, même si de l'eau douce est présentement utilisée dans la plupart des cas pour refroidir les réacteurs et les piscines de combustible irradié, sauf pour la tranche 2. Cette procédure devrait empêcher l'accumulation de dépôts de sel dans l'équipement et sur les éléments de combustible. Les experts internationaux estiment qu'utiliser de l'eau de mer pour une période prolongée aura des répercussions importantes et négatives sur la capacité de refroidir le combustible. Le recours à l'eau douce pourrait améliorer cette situation.
Au Japon, la surveillance radiologique effectuée récemment montre des résultats variables. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) signale que les débits de dose à la centrale de Fukushima Daiichi continuent de diminuer. Cependant, l'échantillon d'eau de mer prise le 25 mars par la Marine-Earth Science and Technology (JAMSTEC) du Japon au large de la centrale indique une augmentation importante (quoique possiblement localisée) de la concentration en radio-isotopes.
Pour ce qui est des mesures d'iode 131 et de césium 137 dans le sol, les résultats se sont considérablement améliorés au cours des dernières 24 heures. Les résultats d'analyse de l'eau potable dans les 47 préfectures montraient des concentrations bien inférieures aux limites, sauf celle de Tochigi, où la concentration en iode 131 dépassait la limite permise pour les enfants en bas âge.
L'AIEA a signalé qu'elle avait dépêché deux équipes de plus au Japon les 24 et 25 mars pour offrir des secours à la centrale Fukushima Daiichi. Une équipe est composée d'experts en radioprotection des travailleurs et de hauts fonctionnaires qui vont contribuer à augmenter les efforts de surveillance des rayonnements au Japon. La deuxième équipe est formée d'un spécialiste des sols et d'un spécialiste des normes de salubrité des aliments. Cette équipe d'évaluation de la salubrité des aliments offrira des conseils et de l'aide en matière de stratégies d'échantillonnage et d'analyse et faciliteront l'interprétation des données émanant de la surveillance japonaise.
Vendredi le 25 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 15 h 20 HAE : Le gouvernement du Japon recommande aux résidants d’évacuer volontairement la zone située entre 20 et 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en raison des conditions de vie difficiles dans cette zone.
On prévoit utiliser de l’eau douce, plutôt que de l’eau de mer, afin de refroidir les réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le sel contenu dans l’eau pourrait occasionner des problèmes, notamment la corrosion interne des réacteurs. Afin de prêter assistance à cet égard, les États-Unis procèdent actuellement à l’expédition d’eau douce, qui devrait arriver à destination dans trois jours.
À la suite de la défaillance de la pompe du système d’évacuation de la chaleur résiduelle de la tranche 5, des réparations à la pompe ont été entreprises et terminées. Le refroidissement a repris grâce à l’usage d’eau douce.
Les travaux de raccordement de l’alimentation électrique à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi se poursuivent. Hier, l’alimentation a été restaurée à la salle de commande de la tranche 1 et à la piscine commune de désactivation du combustible usé. À 18 h 40 (heure du Japon), la température de l’eau de la piscine commune de désactivation du combustible usé atteignait environ 73 oC. Le personnel de TEPCO n’a pas encore repris le plein contrôle des systèmes de refroidissement des tranches 1 à 4.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a affirmé qu’il est très probable que la tranche 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ait été endommagée, occasionnant ainsi le rejet de niveaux élevés de matières radioactives. Le niveau de radioactivité était environ 10 000 fois plus élevé que celui de l’eau trouvée à l’intérieur d’un réacteur nucléaire fonctionnant normalement.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments, en collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada et Santé Canada, met actuellement en œuvre des contrôles à l’importation accrus concernant les produits laitiers, les fruits et les légumes provenant des régions du Japon touchées par la crise nucléaire. Étant donné l’évolution constante de la situation au Japon, ces mesures seront ajustées, le cas échéant, afin d’assurer la sûreté de l’approvisionnement alimentaire du Canada.
Jeudi le 24 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 13 h 30 HAE : Les travaux visant à raccorder l’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi se poursuivent. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) indique que l’éclairage a été rétabli dans les salles de commande des tranches 1 et 3 et que divers systèmes sont progressivement remis en marche. Toutefois, le personnel de la TEPCO n’a pas repris le plein contrôle des systèmes de refroidissement des tranches 1 à 4.
La TEPCO poursuit ses efforts en vue de refroidir les cœurs des réacteurs des tranches 1 à 3 en injectant de l’eau de mer dans les cuves de réacteur. Davantage d’eau a été utilisée dans le cadre des efforts de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé au cours des 24 dernières heures. L’eau est maintenant acheminée à la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 3 au moyen du système interne normal plutôt que par aspersion externe, et l’on asperge d’eau de mer la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 4 au moyen d’un mécanisme de pompage de béton modifié. Au cours de la journée, on a observé de la vapeur s’échappant des tranches 1 à 4, et les travailleurs ont parfois été évacués temporairement.
Les premiers malaises dus au rayonnement ont été rapportés, hier, à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, alors que trois employés de la TEPCO ont été exposés aux rayonnements après avoir marché dans de l’eau radioactive dans une zone souterraine de la tranche 3. Au moins deux d’entre eux ont été hospitalisés.
La pompe du circuit de refroidissement du réacteur à l'arrêt de la tranche 5 a connu une défaillance hier, et des travaux de réparation sont en cours. La TEPCO indique que les niveaux d’eau et les températures de la cuve de réacteur et de la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche ne causent actuellement pas d’inquiétude.
Le niveau de rayonnement environnemental était plutôt stable, et la sûreté de l’eau en général s’est améliorée à Tokyo. L’administration métropolitaine de Tokyo a retiré son avis de sécurité suggérant que les jeunes enfants ne boivent que de l’eau en bouteille après que des tests effectués aujourd’hui à l’usine de filtration d’eau de Kanamachi aient démontré que le niveau avait diminué des deux tiers par rapport aux niveaux d’il y a deux jours et qu’il se situe sous le seuil maximal recommandé. L’AIEA indique qu’elle a été informée que le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a encouragé les préfectures d’Ibaraki et de Chiba à examiner les produits de la mer.
La TEPCO a révisé son estimation de la hauteur de la vague qui a frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, l’établissant à 14 mètres, soit plus du double de la base de calcul de la centrale.Mercredi le 23 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 12 h 30 HAE : La situation a très peu évolué au cours des 24 dernières heures à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Toutefois, de l’équipement additionnel, y compris des camions de pompage de béton modifiés, continue d’être déployé afin d’asperger d’eau de mer les réacteurs des tranches 1 à 3 et les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1 à 4. Aujourd’hui, un camion de pompage de béton modifié a servi à asperger d’eau de mer la piscine de désactivation du combustible usé de la tranche 4.
La Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) indique que les sous‑stations des tranches 1 à 6 ont été branchées au réseau électrique. Les systèmes de refroidissement des tranches 5 et 6 sont maintenant alimentés par le réseau électrique externe, et les tranches sont stables. On remet graduellement sous tension l’équipement des autres tranches après la réalisation d’une vérification de son intégrité. La TEPCO affirme que l’éclairage a été rétabli dans la salle de commande de la tranche 3, mais le personnel ne l’a pas réintégrée et elle n’est pas en fonction. Certains instruments des tranches 1, 2 et 4 ont été rallumés, ce qui permettra aux opérateurs de mieux comprendre l’étendue des dommages causés à ces tranches.
Les médias annoncent de temps à autre que de la fumée s’échappe des bâtiments où se trouvent les réacteurs des tranches 1 à 3, en particulier. Cette fumée pourrait être causée par la remise en marche, dans le cadre de la vérification de l’intégrité des systèmes, de pompes endommagées et d’autre équipement pour la première fois depuis le séisme et le tsunami.
Le Forum japonais de l’industrie atomique indique que le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie élargira à 30 km au large des côtes le secteur qui fera l’objet d’une surveillance des radionucléides dans l’eau de mer, étant donné qu’un niveau de radionucléides dépassant les normes légales a été décelé dans des échantillons provenant de l’océan avoisinant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Mardi le 22 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 12 h 00 HAE : Sous la direction des Forces japonaises d’autodéfense et sur les conseils du personnel de la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) et des experts de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) des États‑Unis, les intervenants à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi continuent de s’efforcer de refroidir les réacteurs des tranches 1‑3 et les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 1‑4. La situation a très peu évolué depuis les 24 dernières heures, bien qu’on cherche encore à rétablir l’alimentation à partir du réseau électrique. On continue de vérifier l’intégrité de l’équipement de la tranche 2.
Comme il a été mentionné hier, on a procédé à l’arrêt froid des tranches 5 et 6, qui sont stables. La tranche 5 a été branchée au réseau électrique tard hier. Il s’agit du premier réacteur du site à être rebranché au réseau électrique.
Du matériel spécialisé de pompage d’eau, dont la portée peut atteindre jusqu’à 100 mètres, est arrivé sur le site. Il servira à injecter de l’eau directement dans les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 3‑4.
On s’intéresse vivement à la dissémination de matières radioactives provenant du site durant l’accident. Une équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aide le personnel du gouvernement du Japon à surveiller l’environnement. La TEPCO indique que, le 21 mars, elle a détecté du cobalt, de l’iode et du césium dans l’eau de mer entourant les canaux de décharge des tranches 1, 2, 3 et 4.
Les autorités japonaises ont indiqué qu’elles mesureront la radioactivité dans les milieux marins entourant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les 22 et 23 mars, l’Agence japonaise des sciences et technologies marines et de la Terre (JAMSTEC) effectuera les activités de surveillance, dont les résultats seront disponibles le 24 mars.
Agence japonaise de sûreté nucléaire : État de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (le 22 mars 2011 à 12 h 30, heure du Japon) (en anglais seulement)
Lundi le 21 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 14 h 30 HAE : La situation a évolué de façon positive au cours des 24 dernières heures à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) affirme que la situation demeure généralement grave.
Les efforts déployés par la Compagnie électrique de Tokyo (TEPCO) pour rétablir l’alimentation électrique à la centrale se poursuivent. TEPCO rapporte qu’elle a installé le câblage des tranches 1 et 2, et qu’on procède au test des systèmes avant de les mettre sous tension.
La Forces japonaises d’autodéfense et le service des incendies de Tokyo continuent d’asperger d’eau les tranches 3 et 4 afin de refroidir les cuves des réacteurs et les piscines de désactivation du combustible usé, tandis qu’on s’efforce de rétablir l’alimentation électrique. Des pompes industrielles arriveront bientôt au Japon en provenance d’Australie, pompes qui devraient permettre de mieux diriger l’eau dans les piscines de désactivation du combustible usé. Pendant un court moment, ce matin, on a observé de la fumée grisâtre provenant de la tranche 3, ce qui a mené à l’évacuation temporaire des travailleurs de cette tranche.
L’AIEA a confirmé l’arrêt froid des réacteurs des tranches 5 et 6 le 20 mars. L’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) indique que les réacteurs sont maintenant dans un état sûr : les systèmes de refroidissement sont stables et sous contrôle, et la température et la pression à l’intérieur des réacteurs sont basses.
Le ministère japonais de la Santé, du Travail et du Affaires sociales a annoncé que des niveaux d’iode dépassant la norme nationale ont été détectés hier dans le système d’approvisionnement en eau du village d’Iidate, à environ 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et a suggéré aux résidants de ne pas consommer l’eau.
Les autorités ont rapporté un niveau de rayonnement dépassant le niveau établi par le gouvernement dans des échantillons de lait de la préfecture de Fukushima et des échantillons d’épinards et d’oignons de la préfecture voisine, Ibaraki. Les gouvernements fédéral et des préfectures continueront de surveiller et d’analyser des échantillons de nourriture afin de déterminer la provenance des échantillons contaminés.
Dimanche le 20 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 12 h 50 HAE : Les travaux de restauration de l’alimentation électrique du réseau aux réacteurs avancent à la centrale de Fukushima Daiichi. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a raccordé les lignes de transport d’énergie extérieures et confirmé que de l’électricité peut être fournie. TEPCO a rapporté que l’équipement de pompage du système de refroidissement sera testé afin d’assurer qu’il n’est pas endommagé et que du réfrigérant peut être distribué aux tranches 1 à 4 dès que la situation le permettra.
TEPCO continue d’injecter de l’eau de mer dans les cuves sous pression des réacteurs des tranches 1, 2 et 3. De l’eau est également aspergée sur les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 3 et 4. L’alimentation électrique des tranches 5 et 6 est fournie au moyen de génératrices au diesel, et les pompes du système d’évacuation de la chaleur résiduelle ont été démarrées afin de refroidir les piscines de désactivation du combustible usé.
Samedi le 19 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE : Les efforts se poursuivent pour restaurer le réseau électrique aux tranches 1, 2, 3 et 4 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a laissé entendre qu’elle complèterait les connexions des tranches 1 et 2 d’ici le 20 mars. Dans l’intérim, de l’eau de mer est injectée et aspergée dans les structures endommagées des réacteurs afin de refroidir les cuves des réacteurs et les piscines de désactivation du combustible usé.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a rapporté le démarrage d’une deuxième génératrice de secours au diesel pour la tranche 6 et que le refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé de cette tranche a commencé en faisant également usage d’une génératrice de secours au diesel pour cette tranche.
Le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a confirmé la présence d’une contamination à l’iode radioactif dans les denrées alimentaires mesurées du 16 au 18 mars dans la préfecture de Fukushima, la zone entourant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
La Commission de sûreté nucléaire du Japon a recommandé aux autorités locales d’aviser les personnes qui quittent la zone de 20 km d’ingérer de l’iode stable (non radioactif). De même, le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a envisagé d'ordonner l'arrêt des ventes de tous les produits alimentaires provenant de la préfecture de Fukushima.
Il n’y a aucun changement quant à l’évaluation de Santé Canada du risque radiologique pour la côte du Pacifique canadienne.
Vendredi le 18 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 11 h 15 HAE : L’AIEA a rapporté que la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeure sérieuse mais que sa gravité n’a pas augmenté de façon significative.
L’AIEA rapporte également que le Japon a augmenté le niveau de l’incident au niveau 5 de l’Échelle internationale des événements nucléaires (INES), dont les niveaux vont de 1 à 7, ce dernier étant le plus élevé. Le Japon a attribué un niveau individuel à chacun des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi :
Daiichi 1 : niveau 5 (INES) Daiichi 2 : niveau 5 (INES) Daiichi 3 : niveau 5 (INES) Daiichi 4 : niveau 3* (INES) (correction)
À l’heure actuelle, des efforts sont entrepris pour restaurer l’alimentation électrique des tranches 1 et 2. Les câbles mis en place ne sont pas encore raccordés au réseau. La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) espère pouvoir fournir l’alimentation électrique d’ici vendredi, heure locale.
À 17 h 30, heure du Japon, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) a rapporté que les tranches 5 et 6 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont maintenant raccordées à l’alimentation électrique d’urgence et que de l’eau est fournie aux piscines de désactivation du combustible usé.
Le refroidissement du cœur des tranches 1 et 3 semble stabilisé. Le refroidissement du cœur de la tranche 2 n’est pas encore stabilisé. Les piscines de désactivation du combustible usé des tranches 3 et 4 demeurent une préoccupation et la tranche 4 nécessite un refroidissement continu. TEPCO a fait état de plans visant à mener d’autres tentatives d’aspersion d’eau aériennes et terrestres.
Santé Canada a publié une mise à jour énonçant qu’aucun rayonnement néfaste pour la santé n’atteindra le Canada.
L’Agence de la santé publique du Canada a publié des conseils de santé aux voyageurs se rendant au Japon.
Jeudi le 17 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 12 h 00 HAE : Le personnel de la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) appuyé des Forces japonaises d’autodéfense (JSDF) poursuivent leurs efforts afin de rétablir le refroidissement des réacteurs endommagés et des piscines de désactivation du combustible usé de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Des hélicoptères militaires ont été utilisés pour larguer de l’eau de mer sur les tranches 3 et 4, alors que des camions de police munis de canons à eau ont été positionnés de façon à arroser les réacteurs. Des efforts sont en outre entrepris pour rétablir l’alimentation électrique à la centrale.
Les rapports font état que tous les autres réacteurs nucléaires au Japon sont exploités normalement ou sont en état d’arrêt sûr.
Subséquemment aux consultations de la CCSN avec d’autres experts du gouvernement du Canada, Affaires étrangères et Commerce international Canada a mis à jour ses Conseils aux voyageurs, indiquant que les Canadiens devraient éviter tout voyage dans un rayon de 80 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. En outre, compte tenu de l’évolution constante de la situation, les Canadiens qui vivent ou habitent dans un rayon de 80 km de la centrale devraient considérer quitter les lieux par mesure de précaution.
Mercredi le 16 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 13 h 45 HAE : La situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeure instable. Les autorités japonaises et la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) poursuivent leurs efforts pour reprendre le contrôle des réacteurs de la centrale.
État :
- La tranche 1 : a fait l’objet d’une explosion attribuable à de l’hydrogène le 11 mars. L’enceinte de confinement est intacte. Le combustible est endommagé. La tranche est refroidie par l’injection d’eau de mer.
- La tranche 2 : a fait l’objet d’une explosion attribuable à de l’hydrogène le 14 mars. On craint une défectuosité dans l’enceinte de confinement. Le combustible est endommagé. La tranche est refroidie par l’injection d’eau de mer.
- La tranche 3 : a fait l’objet d’une explosion attribuable à de l’hydrogène le 13 mars. On craint que l’enceinte de confinement soit endommagée. Le combustible est endommagé. La tranche est refroidie par l’injection d’eau de mer. De la vapeur blanche émanant de la tranche 3 a été observée vers 21 h 00 HAE le 15 mars.
- La tranche 4 : les autorités japonaises ont avisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qu’un feu s’est déclaré dans le bâtiment-réacteur de la tranche 4 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et qu’il a été observé visuellement à 16 h 45 HAE le 15 mars. À 17 h 15 HAE, le 15 mars, le feu n’était plus visible. Il n’y a aucun combustible dans le réacteur de la tranche 4. L’enceinte de confinement ne fait l’objet d’aucune préoccupation. On craint des dommages à la piscine de désactivation du combustible usé.
- Les tranches 5 et 6 : sont physiquement séparées des autres tranches et étaient hors service à des fins de maintenance au moment du séisme. Compte tenu de l’augmentation de la température, le combustible usé représente une source de préoccupation.
On note des préoccupations grandissantes en ce qui concerne le rayonnement sur les lieux et aux alentours de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les autorités japonaises ont établi une zone d’évacuation de 20 km autour de la centrale et décrété une zone d’exclusion aérienne de 30 km. Les personnes se trouvant dans un rayon de 20 à 30 km ont été avisées de demeurer à l’abri, à l’intérieur.
Selon l’information disponible actuellement, il n’existe aucun risque attribuable au rayonnement pour la santé des Canadiens en raison des événements qui se déroulent au Japon. On prévoit que la quantité de rayonnement, s’il en est, serait négligeable et qu’elle ne comporterait aucun risque pour la santé des Canadiens.
La CCSN continue de surveiller la situation de très près et collabore avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux fédéraux, ses homologues internationaux et l’AIEA afin d’analyser la situation.
Sécurité publique Canada a publié une déclaration du gouvernement du Canada, de même qu’une Foire aux questions.Mardi le 15 mars 2011
Mise à jour de l'AIEA - 10 h 30 HAE : Le 15 mars 2011, vers 6 h 15, une explosion s’est produite dans l’enceinte de confinement (bâtiment) de la tranche 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dans la zone du bassin de suppression de pression. Des éléments probants suggèrent que la cuve de confinement pourrait avoir subi des dommages, ce qui n’est toutefois pas confirmé.
Les lectures prises aux alentours de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi affichent une augmentation de la radioactivité et, pour cette raison, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a procédé à l’évacuation de son personnel non essentiel, laissant sur place une équipe de 50 personnes afin de poursuivre les activités liées au refroidissement des réacteurs. Il a aussi été rapporté ce matin qu’un feu s’est déclaré dans la piscine de désactivation du combustible épuisé de la tranche 4 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et qu’une certaine quantité de radioactivité a été rejetée dans l’atmosphère. Le feu s’est éteint de lui-même.
À 0 h 00 UTC, le 15 mars, un débit de dose horaire de 11,9 millisieverts (mSv) a été mesuré à l’entrée principale de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Six heures plus tard, à 6 h 00 UTC, le 15 mars, le débit de dose horaire mesuré était de 0,6 mSv, suggérant ainsi une diminution du niveau de radioactivité à la centrale.
On a demandé aux personnes qui habitent dans un rayon de 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi de demeurer à l’abri à l’intérieur, tout en conservant la zone d’évacuation dans un rayon de 20 km.
Les autorités japonaises ont également fait rapport à l’AIEA de l’état de la centrale nucléaire d’Onagawa. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de l’AIEA.
Suivant le protocole en place, la CCSN continue de surveiller la situation en collaboration avec Affaires étrangères et Commerce international Canada et d’autres partenaires fédéraux. La CCSN maintient des communications directes avec le Centre international de sûreté sismique de l’AIEA, avec l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques, et la Nuclear Regulatory Commission des États-Unis.
À titre d’organisme de réglementation nucléaire du Canada, la CCSN a confiance dans la sûreté de l’ensemble des réacteurs nucléaires au Canada lorsqu’il est question d’activité sismique. La CCSN tient à rassurer les Canadiens que les centrales nucléaires situées au Canada disposent des conceptions parmi les plus robustes au monde et également de systèmes de sûreté redondants afin de prévenir les dommages qui pourraient être causés par un séisme. La CCSN fixe les exigences et vérifie que les titulaires de permis respectent ces exigences. Tous les titulaires de permis doivent avoir en place des mesures d’urgence efficaces, qui sont régulièrement testées au moyen d’exercices simulés, et doivent également pouvoir en gérer les conséquences possibles, afin d’assurer que les travailleurs, le public et l’environnement sont protégés.
Lundi le 14 mars 2011
Mise à jour de Sécurité publique Canada - 18 h 00 HAE : "Les centrales nucléaires japonaises endommagées ne devraient pas constituer de risques pour le Canada " - Le gouvernement du Canada surveille activement la situation, et il évalue les risques que les dommages qu'ont subies les centrales nucléaires japonaises pourraient avoir pour le Canada. La situation au Japon ne devrait pas poser de risques pour la santé et la sécurité au Canada. De nombreux ministères et organismes fédéraux collaborent ensemble et sont en étroite communication avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, le gouvernement du Japon et la collectivité internationale afin de gérer cette situation.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de la Sécurité publique Canada.
Mise à jour de la CCSN - 16 h 15 HAE : La situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi poursuit son développement. Le samedi 12 mars, une accumulation d’hydrogène a engendré une explosion à la tranche 1 de la centrale de Fukushima Daiichi. Le 14 mars, une explosion similaire s’est produite à la tranche 3 de la centrale de Fukushima Daiichi. Dans les deux cas, l’accumulation d’hydrogène est le résultat de l’éventage de la vapeur de l’enceinte de confinement primaire (cuve) vers l’enceinte de confinement secondaire (bâtiment). Il est à noter que dans les deux cas, aucun dommage apparent à l’enceinte de confinement primaire n’a été décelé à la suite des explosions.
La Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) poursuit ses efforts afin de refroidir les tranches 1 et 3 par l’injection d’eau de mer et de bore. Concurrement, le système de refroidissement de la tranche 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi fait l’objet de complications, et TEPCO, l’exploitant japonais, se prépare à injecter de l’eau de mer et du bore.
Il importe de noter que les systèmes d’arrêt automatique de ces réacteurs ont fonctionné tel que prévu lorsque le séisme s’est produit. Toutefois, le tsunami engendré par le séisme a endommagé les groupes électrogènes primaire et d’urgence des réacteurs, ce qui a provoqué la défaillance des pompes de refroidissement des réacteurs.
Les autorités japonaises ont également fait rapport à l’AIEA de l’état de la centrale nucléaire d’Onagawa. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de l’AIEA.
Dimanche le 13 mars 2011
Mise à jour de MAECI - 21 h 50 HAE : "Le Canada offre au Japon son expertise technique et des secours humanitaires" - Le ministre des Affaires étrangères, l’honorable Lawrence Cannon, a présenté un aperçu de toute l’expertise et l’aide technique que le gouvernement du Canada a offert au gouvernement du Japon dans le cadre des efforts internationaux pour aider ce pays à mettre en place des mesures d’intervention et de redressement à la suite du séisme dévastateur et du tsunami qui ont frappé l'archipel le vendredi 11 mars.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de la MAECI
Mise à jour de la CCSN - 17 h 00 HAE : Des représentants officiels de l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA) ont signalé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) que les efforts se poursuivent pour refroidir la tranche 1 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi par l’injection d’eau de mer et de bore dans le cœur du réacteur. Des mesures similaires sont aussi mises en œuvre pour la tranche 3. En outre, l’éventage de l’enceinte de confinement de la tranche 3 a débuté le 13 mars au moyen d’un rejet contrôlé de vapeur afin de réduire la pression dans l’enceinte.
Les autorités japonaises ont également fait rapport à l’AIEA de l’état de la centrale nucléaire d’Onagawa. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de l’AIEA.
Samedi le 12 mars 2011
Mise à jour du gouvernement du Japon - 18 h 30 HAE : Lire l'extrait de l'allocution prononcée par le Secrétaire général du Cabinet du Japon, Yukio Edano, concernant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi lors de la conférence de presse du 12 mars 2011.
Voir l'extrait (PDF - en anglais seulement) (source : Gouvernement du Japon)
Mise à jour de la CCSN - 11 h 00 HAE : Des représentants officiels de l’Agence japonaise de sûreté nucléaire (ou NISA) ont rapporté qu’une explosion s’est produite à la tranche 1 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et qu’ils évaluent l’état du cœur du réacteur. Conséquemment, les autorités japonaises ont élargi la zone d’évacuation initiale d’un rayon de 10 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi à un rayon de 20 km. La zone d’évacuation initiale d’un rayon de 3 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daini a pour sa part été élargie à un rayon de 10 km. Les deux centrales nucléaires de Fukushima, Daiichi et Daini, disposent de cinq réacteurs nucléaires.
Les autorités japonaises ont également fait rapport à l’AIEA de l’état de la centrale nucléaire d’Onagawa. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Web de l’AIEA.
Vendredi le 11 mars 2011
Mise à jour de la CCSN - 15 h 00 HAE : Le 11 mars 2011, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a été avisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qu’un séisme qui s’est produit près de la côte est de l’île de Honshu, au Japon, a eu des incidences sur les centrales nucléaires de l’endroit.
Suivant le protocole en place, la CCSN continue de surveiller la situation en collaboration avec Affaires étrangères et Commerce international Canada et d’autres partenaires fédéraux. La CCSN maintient des communications directes avec le Centre international de sûreté sismique de l’AIEA, avec l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques, et la Nuclear Regulatory Commission des États-Unis.
La CCSN surveille étroitement la situation par l’entremise de nos relations bilatérales avec nos homologues japonais en matière de réglementation nucléaire, et avec l’AIEA, et collaborera avec nos collègues internationaux afin de tirer parti des leçons apprises.