Le Canada fait partie des grands producteurs d’uranium dans le monde, et la demande de à l'égard de la production augmente sans cesse. Par conséquent, l’industrie de la prospection et de l’extraction mène des projets d’exploration afin de découvrir de nouveaux gisements d’uranium présentant une valeur commerciale, et ce, au Canada et ailleurs dans le monde.
La CCSN réagit à la demande possible de nouvelles installations d’extraction et de concentration d’uranium au Canada, en appliquant des exigences et des processus réglementaires rigoureux concernant l’octroi des permis et l’exploitation des mines d’uranium dans le but de protéger les Canadiens, leur santé et l’environnement.
Quelques faits :
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La santé et l’environnement : les faits
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La CCSN est chargée de la réglementation et de l’octroi des permis pour l’ensemble des installations d’extraction et de concentration d’uranium – existantes et futures – partout au Canada. Ces activités sont réalisées conformément aux exigences exhaustives de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires (LSRN) et de ses règlements connexes, lesquels reflètent les normes de sûreté internationales. La CCSN et son personnel mettent l’accent sur la santé, la sûreté, la sécurité et l’environnement et veillent à ce que le Canada s’acquitte de ses obligations internationales en ce qui concerne l’utilisation sûre des matières nucléaires.
Les exigences de la LSRN ne s’appliquent pas à la prospection de l’uranium au sol, car il s’agit d’une activité à faible risque. Chaque province ou territoire est chargé de réglementer et de surveiller les activités de prospection de l’uranium sur son territoire et d’informer le public de ces activités.
Personne ne peut implanter, construire, exploiter, déclasser ou abandonner une mine ou une usine de concentration d’uranium avant d’avoir reçu le permis nécessaire de la CCSN. Un permis distinct est délivré pour chaque nouvelle phase du cycle de vie d’une mine ou d’une usine de concentration d’uranium. La CCSN assure une surveillance réglementaire rigoureuse et veille à ce que des garanties financières soient versées pour couvrir les frais de déclassement de chaque installation, pour chacune des phases de son cycle de vie.
La prospection de l’uranium ne présente aucun risque pour la santé publique ou l’environnement. Les méthodes de prospection de l’uranium (comme les travaux de forage visant à prélever des carottes) n’ont aucune incidence importante sur l’environnement. Il a été déterminé que les risques d’augmentation de l’exposition au rayonnement ou au radon pour le public et l’environnement, découlant de la prospection de l’uranium, sont faibles, voire nuls.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la réglementation et les lignes directrices visant la prospection de l’uranium, en vigueur dans votre région, veuillez communiquer avec votre gouvernement provincial ou territorial..
Le processus d’octroi de permis est très rigoureux, et il est conforme à toutes les dispositions de la LSRN. Le processus est lancé chaque fois qu’une demande de permis est présentée par un promoteur.
Les demandes de permis doivent contenir tous les renseignements exigés par la réglementation. Le Règlement sur les mines et les usines de concentration d’uranium énonce toutes les exigences précises auxquelles il faut se conformer pour chaque catégorie de permis :
(1) permis de préparation de l’emplacement et de construction;
(2) permis d’exploitation;
(3) permis de déclassement;
(4) permis d’abandon (ou fin de la licence de la CCSN).
Chacune des étapes du processus d’octroi de permis peut nécessiter une évaluation environnementale (ÉE).
Les renseignements contenus dans les demandes de permis peuvent être regroupés sous 14 catégories générales de sûreté et de réglementation, qui font l’objet d’examens et d’évaluations réguliers par du personnel qualifié. Ces catégories d’exigences sont les suivantes :
La CCSN évalue les renseignements fournis par les promoteurs pour appuyer leur demande. Cette tâche est exécutée par une équipe d’experts techniques, avec le concours d’autres ministères et organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux chargés de la réglementation relative à la santé et à la sécurité au travail, à la protection de l’environnement, à la préparation aux situations d’urgence et au transport des matières dangereuses.
Après l’attribution d’un permis, son titulaire est tenu de se conformer aux exigences de la LSRN et de ses règlements connexes, aux modalités particulières énoncées dans le document de permis, ainsi qu’aux engagements qu’il a pris lors de la demande de permis.
Le personnel de la CCSN met en œuvre un programme de vérification de la conformité pour s’assurer que toutes les exigences du permis sont respectées. Ainsi, la conformité est vérifiée par le biais de l’examen des rapports transmis par le titulaire du permis et d’inspections sur place. Les titulaires de permis doivent présenter les résultats de leurs programmes de surveillance environnementale et de surveillance des rayonnements, des rapports sur les événements inhabituels, ainsi que des rapports annuels sur le rendement. De plus, le personnel de la CCSN offre des activités de formation aux titulaires de permis s’il est déterminé qu’ils ne comprennent pas pleinement les exigences. Enfin, si nécessaire, la CCSN prend une série de mesures d’application des exigences aux conséquences croissantes afin d’inciter les titulaires de permis à se conformer aux exigences.
Le personnel de la CCSN surveille continuellement les mines et les usines de concentration d’uranium, en Saskatchewan, pour protéger les travailleurs, le public et l’environnement. La CCSN travaille aussi main dans la main avec les ministères de l’Environnement et de l’Enseignement supérieur, de l’Emploi et du Travail de la Saskatchewan par le biais de visites et d’inspections régulières des installations.
La Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) exige qu’une évaluation environnementale (ÉE) soit exécutée pour tous les projets de mine ou d’usine de concentration d’uranium. Une ÉE permet de déterminer si le projet est susceptible d’entraîner des effets négatifs importants sur l’environnement, en tenant compte des mesures d’atténuation appropriées. La CCSN ou toute autre autorité fédérale peut refuser de délivrer un permis ou une licence, d’accorder une autorisation ou de prendre toute autre mesure dans le but de permettre la mise en œuvre d’un projet, en tout ou en partie, avant l’achèvement de l’ÉE. Qui plus est, aucun projet ne sera autorisé si on détermine que sa mise en œuvre entraînerait des effets négatifs importants sur la santé humaine ou sur l’environnement.
Conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et à la réglementation qui en découle, la CCSN supervise les évaluations environnementales (ÉE) pour s’assurer que les projets relatifs à l’uranium sont sûrs du point de vue de l’environnement. Les documents provinciaux et territoriaux ainsi que les accords modernes sur les revendications territoriales des Autochtones contiennent tous des exigences relatives à l’exécution d’ÉE. La CCSN et l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) travaillent avec les autorités provinciales et territoriales compétentes pour s’assurer qu’un processus d’ÉE exhaustif et efficace est mis en œuvre et que ce dernier répond aux exigences de toutes les autorités concernées.
Les ÉE sont utilisées pour prévoir les répercussions environnementales des initiatives proposées et pour déterminer les mesures à prendre pour prévenir ou atténuer ces effets, et ce, avant la mise en œuvre des initiatives. Elles offrent au public des possibilités de participer aux activités de consultation entreprises par les promoteurs et/ou par la CCSN, y compris les consultations des groupes autochtones.
La contribution et la participation du public sont des éléments clés du processus réglementaire de la CCSN. Avant la réception d’une demande, la CCSN répond aux invitations à discuter de son rôle en ce qui concerne la réglementation de l’extraction de l’uranium.
Veiller à la sûreté des activités du secteur nucléaire est le mandat de la CCSN prescrit par la loi, et le public canadien s’attend à ce que celle-ci s’acquitte de ce mandat. La CCSN est ouverte aux discussions et aux assemblées publiques concernant ses activités réglementées, comme celles visant les installations actuelles ou proposées d’extraction ou de concentration de l’uranium. Comme la CCSN ne réglemente pas la prospection de l’uranium, elle ne participe habituellement pas aux discussions portant sur ces activités.
À la réception d’une demande, la CCSN lance les processus d’octroi de permis et d’ÉE. Ces deux processus comprennent des volets où le public est appelé à contribuer.
En plus de la participation du public, la CCSN est également tenue de consulter les groupes autochtones dont les droits conférés par traité ou les droits potentiels peuvent être touchés.
L’extraction de l’uranium pourrait comporter des risques pour les mineurs, le personnel des usines de concentration, le public et l’environnement. Pour bien comprendre ces risques, de nombreuses études ont été menées sur les travailleurs des mines d’uranium, le public et l’environnement. Dans l’ensemble, ces études ont établi que les travailleurs et le public résidant à proximité d’une mine sont en aussi bonne santé que la population canadienne en général. Des programmes de surveillance environnementale rigoureux sont mis en place pour déterminer et gérer les effets sur l’environnement et pour les circonscrire aux environs de la mine et de l’usine de concentration.
Des études menées sur des groupes de travailleurs employés dans des mines et usines de concentration d’uranium au Canada pendant les quelques décennies ayant précédé le milieu des années 70 ont été utilisées pour resserrer les exigences réglementaires afin de mieux protéger les travailleurs contre l’exposition au radon.
Description de l’industrie |
Proportion (%) des travailleurs blessés ayant perdu du temps de travail |
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2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
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Extraction d’uranium à ciel ouvert |
0,84 |
0,94 |
0,68 |
1,08 |
Extraction souterraine d’uranium en roche dure* |
2,02 |
2,15 |
3,17 |
2,79 |
Extraction souterraine en roche tendre |
1,58 |
1,32 |
1,22 |
1,39 |
Métiers de la construction |
8,67 |
9,28 |
7,53 |
7,19 |
Entretien automobile (ateliers et remorquage) |
4,39 |
4,71 |
3,87 |
3,72 |
Exploitation de puits de pétrole |
1,11 |
0,89 |
0,82 |
1,21 |
Services relatifs à l’extraction du pétrole |
5,43 |
5,53 |
4,44 |
3,74 |
Exploitation forestière classique |
8,54 |
21,66 |
21,83 |
32,03 |
Exploitation forestière avec machinerie |
3,18 |
4,24 |
3,29 |
2,19 |
Raffineries et usines de traitement |
1,18 |
1,14 |
1,15 |
0,78 |
Ateliers d’usinage |
12,8 |
14,32 |
12,87 |
11,15 |
Gouvernement de la Saskatchewan |
3,73 |
3,54 |
3,75 |
3,02 |
Moyenne > |
4,46 |
5,81 |
5,39 |
5,86 |
Source : Commission d’indemnisation des accidentés du travail de la Saskatchewan – Statistiques |
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L’étape finale de la vie d’une mine ou d’une usine de concentration est sa fermeture, son déclassement et l’exécution d’une surveillance environnementale finale. Longtemps après le déclassement d’une mine, la CCSN ainsi que les organismes de réglementation provinciaux et territoriaux continuent à s’assurer que le titulaire du permis se conforme à l’ensemble des conditions dudit permis et des exigences réglementaires en vigueur pour garantir la stabilité à long terme du site. Le titulaire du permis doit toujours détenir une garantie financière afin de s’assurer de posséder tous les fonds nécessaires pour couvrir les frais de gestion à long terme du site déclassé, et ce, à toutes les phases de l’implantation, de la construction, de l’exploitation et du déclassement du site.
Les activités d’extraction et de concentration génèrent de grandes quantités de déchets. En général, la seule possibilité est de se servir d’installations d’enfouissement à faible profondeur, adjacentes aux mines et usines de concentration, pour la gestion à long terme de ces déchets. Les résidus sont surveillés et gérés dans des installations comme des bassins artificiels de décantation des résidus, ou encore ils sont placés dans des mines à ciel ouvert épuisées. La société Cameco et AREVA Resources Inc. gèrent les seules installations d’extraction et de concentration d’uranium en exploitation au Canada, toutes situées dans le Nord de la Saskatchewan. Les installations de gestion des résidus sont conçues pour éviter et limiter, à long terme, le contact entre l’eau souterraine et les résidus.
Les mines et usines de concentration d’uranium qui ne sont plus exploitées, comme les installations d’extraction minière et de gestion des résidus situées près d’Elliot Lake, en Ontario, ont été déclassées et leurs anciens exploitants continuent à les surveiller et à les entretenir. On trouve aussi d’anciens sites d’extraction et de concentration d’uranium en Saskatchewan, en Ontario et dans les Territoires du Nord‑Ouest. Ces sites inactifs font l’objet d’une gestion à long terme de la part de leurs anciens propriétaires ou des gouvernements fédéral, provincial ou territorial.
Des demandes de restauration d’anciennes mines et usines de concentration d’uranium inactives situées dans le Nord de la Saskatchewan, qui ont été abandonnées au milieu des années 60 et ne répondent pas aux normes environnementales actuelles, sont en traitement. À la suite des évaluations environnementales fédérales-provinciales en cours, ces sites feront l’objet de travaux de restauration visant à les fermer de manière appropriée.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de l’extraction d’uranium au Canada, veuillez communiquer avec nous.
Fiche d'information - L’extraction de l’uranium : les faits sur une industrie bien réglementée (PDF)
Mines et usines de concentration d'uranium au Canada
Règlement sur les mines et les usines de concentration d'uranium
Rapports annuels sur l'uranium
Rapports annuels de la CCSN
Données sur les doses reçues par les travailleurs dans les grandes installations nucléaires canadiennes 2001-2007
Études sur Eldorado : 50 ans de surveillance de la santé des travailleurs dans les mines d’uranium qui sont exposés au radon
Réglementation – Outils de la CCSN
Élaboration de politiques, programmes et procédures de protection de l’environnement aux installations nucléaires de catégorie I et aux mines et usines de concentration d'uranium
Préparation de codes de pratique pour le contrôle des doses de rayonnement dans les mines d'uranium et les usines de concentration
Guide sur les exigences concernant la ventilation des mines et des usines de concentration d'uranium
Processus d'autorisation des nouvelles mines et usines de concentration d'uranium au Canada
Liens aux gouvernements provinciaux