Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Réponse de la CCSN à la lettre intitulée « CANDU reactors release more tritium », publiée le 21 avril 2010 dans la Peace River Record Gazette

Les niveaux de tritium ne représentent pas un risque pour la santé

À l’intention de la rédactrice en chef :

J’aimerais rétablir les faits à la suite de la publication récente dans la Peace River Record Gazette d’une lettre intitulée « CANDU reactors release more tritium » (les réacteurs CANDU rejettent davantage de tritium). La lettre en question pourrait indûment faire peur à vos lecteurs. Plusieurs énoncés exposés par l’auteur sont incorrects et d’autres induisent simplement en erreur.  La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente le secteur nucléaire afin de préserver la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens et de protéger l’environnement. Dans le cadre de son mandat, elle fournit également à la population de l’information scientifique objective sur l’énergie nucléaire, y compris le tritium.

Tout d’abord, les niveaux de tritium dans l’eau potable des communautés entourant les centrales nucléaires ne représentent pas un risque pour la santé. Ils sont bien inférieurs aux limites nationales et internationales, et inférieurs au taux de 20 Bq/l recommandé par le Comité consultatif des normes environnementales de l’Ontario en 1994. La CCSN établit des limites quant aux rejets de tritium provenant d’installations nucléaires et surveille ces rejets pour garantir la protection de la population et de l’environnement.

Les installations nucléaires canadiennes jouissent d’excellents antécédents dans le maintien des doses de rayonnement bien en-deçà des limites réglementaires, lesquelles sont fondées sur des principes très conservateurs. Plusieurs études épidémiologiques effectuées tant au Canada qu’à l’étranger sur les travailleurs aux installations nucléaires et sur les populations vivant à proximité des centrales nucléaires ont démontré que les doses de rayonnement (y compris celles provenant du tritium) auxquelles les travailleurs et les populations sont exposés sont très faibles et, par conséquent, ne causent pas de déficiences congénitales ou de cancer. Il n’existe aucune preuve que les personnes travaillant dans les centrales nucléaires ou vivant près de celles-ci courent un plus grand risque de contracter un cancer, y compris la leucémie infantile, que la population générale du Canada. 

La CCSN a à cœur la transparence et les communications avec toutes ses parties intéressées. Elle a récemment publié une série de rapports sur le tritium qui pourraient intéresser vos lecteurs. Pour obtenir plus d’information, veuillez consulter notre site Web à l’adresse suretenucleaire.gc.ca.

Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire