Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Réplique de la CCSN à l’article « Gentilly-2 : le tritium émis en trop grande quantité? » paru le 18 avril 2010 dans le Courrier Sud

Tritium à Gentilly-2 : des affirmations non corroborées

Au rédacteur en chef,

Je désire apporter quelques précisions importantes en réponse à l’article « Gentilly-2 : le tritium émis en trop grande quantité? » paru récemment dans le quotidien Le Courrier Sud. Il est décevant de constater le sentiment de peur qu’alimentent les déclarations de l’article, qui reposent sur des croyances non corroborées plutôt que sur des faits scientifiques. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente le secteur nucléaire afin de protéger la santé, la sécurité et la sûreté des Canadiens et l’environnement. Elle a aussi pour mandat la diffusion d’information scientifique objective liée au nucléaire.

D’abord, les niveaux de tritium dans l’eau potable des collectivités situées à proximité des centrales nucléaires ne posent pas de risques pour la santé. En fait, les niveaux de tritium dans l’eau potable municipale de ces collectivités sont bien inférieurs aux normes nationales et internationales et en-deçà de 20 Bq/L. Il est important de noter que le tritium est une substance radioactive qu’on retrouve aussi à l’état naturel. La CCSN fixe des limites strictes en ce qui concerne les rejets de tritium dans l’environnement par les installations nucléaires et en assure également le suivi.

Ensuite, les études épidémiologiques sur les populations vivant à proximité des centrales nucléaires ont démontré que les doses de rayonnement auxquelles sont exposés le public et les travailleurs, incluant celles imputables au tritium, sont très faibles et par conséquent ne causent pas de malformations congénitales ou de cancers. En fait, il n’y a aucune preuve indiquant que les personnes qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire courent un risque accru de contracter un cancer, y compris la leucémie infantile.

Finalement, jamais la CCSN ne délivrerait un permis pour une installation nucléaire sans qu’il soit démontré que cette installation est sécuritaire. J’aimerais également souligner que la CCSN mène ses travaux publiquement et qu’elle publie de nombreux rapports, y compris sur le rendement des centrales au plan environnemental.  

Pour plus d’information, je vous invite à consulter notre site Web à suretenucleaire.gc.ca/fr. 

Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire